LES PBÉCBDENTS , UN LÉVITE
LE LÉVITE
Interprète du ciel , confident d'Éloé , Moïse , je vous cherche : au nom de Josué , [re. Du progrès de nos maux j'accours pour tous instnii- L'ouTrage de tos mains est prêt à se détruire; Le camp tous a proscrit ; et ces chefs assemblés, S'ils reTiennent à touS;, seront tous immolés. Marie , aTec Caleb , retirés Ters l'oracle , |
S'efforcent de sauTcr le sacré tabemaele.
Ici même l'aurore et le nouveau soleil
Des noces de Nadab mèneront l'appareil :
Une idole y sera brillante et parfumée.
Et soudain les tribus marchent vers l'Idumée.
Déjà l'on a donné le signal du départ ;
On abaisse la tente, on lève l'étendard
Et le lâche Israël , que corrompent des traîtres,
Va fuir en reniant le Dieu de ses ancêtres.
LES TiEiLLARDS , à MùUe immobile qui commence
à sentir f inspiration.
O Moïse!
AABON.
Il redit l'oracle du saint lieu , Et pour l'homme attentif il est l'écho de Dieu I
LES VIBILLABDS.
Écoutons !
uoisu^ inspiré.
Anathème à ta race volage , Jacob , si par tes mains tu te fais une image! Que maudit soit ton champ, ton pavillon, ton lit, Et que sur Gelboé ton figuier soit maudit! Tombant dans l'avenir d'abîmes en abîmes, De malheurs en malheurs et de crimes en crimes, Un jour on te verra couronner tes forfaits En égorgeant l'Agneau descendu pour la paix. Alors , peuple proscrit, dispersé sur la terre , Tu traîneras partout ta honte et ta misère; Tu Tiendras , pauTre et nu , enfant déshérité, Pleurer sur les débris de ta triste cité , Dans ces débris épars trouver pour ton suppliée D'un Dieu ressucité la tombe accusatrice. Et mourir de douleur près du seul monument Qui n'aura rien à rendre au jour du jugement.
LES TIEILLABBS.
Ciel!
AABON.
Arrachons Nadab à son indigne flamme.
Je l'ai fait appeler pour attendrir son âme; Sans doute il va venir, il m'obéit encor.
(A Moïse.)
Prêtez-moi de vos vœux le fraternel accord ; Brisez de Jéhovah la flèche dévorante; Éteignez le courroux dans sa droite fumante. Vous avez comme moi de chers et doux liens: Pensez à vos enfants, vous prierez pour les mieas.
MOÏSE
Il reste au Tout-Puissant une tribu fidèle :
Je vais m'y réunir; je marche où Dieu m'appelle.
AABON.
Prophète, que Nadab ne soit pas condamné! Si mon fils est coupable, il est infortuné.
MOïse.
Vous allez voir Nadab ; eh bien! qu'il se repente, Que du chemin du crime il remonte la pente! Ce qu'il dénie au ciel , tflchez de l'obtenir;
moïse, acte IV, SCÈNE IV«
Tattendrai vos sneeès pour régler ravenir : Adieu. LéTÎtes saints , je vous porte ces Tables , Que souilleroient Ici des hommes détestables.
(11 prend ks tables de U loi aa tombeaa de Joseph, et s'éloigne
suivi du lévite.)
DÀTHAN , aux vieiliards.
Et nous, sans redouter sa menace et ses cris, De runion d'Arzane acceptons le haut prix.
(n sort avec lesehefi et les vieillards.)