‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 5)Chapitre 264 sur 283 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES PRÉCSDEIfTS, UN LÉVITE.

LE LÉVITE

Par la fureur du peuple Arzane lapidée

Est rendue aux démons qui Tavoient obsédée.

Mais Nadab l'a suivie : en proie au désespoir,

Chargeant de feux impurs un impur encensoir,

Il souilloit l'holocauste, alors que sur la poudre

Il est tombé soudain. |

MOÏSE

Qui l'a frappé!

LE LEVITE

La foudre.

MOÏSE

O Justice incréée, Arbitre souverain , Je n'ai donc plus l'espoir de désarmer ta main! (An peuple.)

Oui , vous serez punis : il faudra que l'cpée Cherche encor parmi vous la victime échappée. Vous mourrez au désert, et vos jeunes enfants Dans Jéricho sans vous entreront triomphants. Caleb et Josué , sauvé par le Dieu juste , Seuls du sacré Jourdain passeront Tonde auguste. Moi-même , tout flétri de votre iniquité , Du pays de Jacob je serai rejeté.

Salut, mont Abarim , d'où les yeux de Moïse Découvriront les bords de la Terre-Promise; Abarim , où , chantant mon cantique de mort, Je bénirai ce peuple en un tendre transport.

(Il étend les mains sur le peuple, qai s'incline.)

Tribus , je vous bénis comme à ma dernière heure. Au sein de mes enfants que je vive et je meure. Et qu'après mon trépas un voyageur divin Des vrais champs d* Abraham leur montre le chemin !

FIN DE MOlSE.

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POEMES

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