SCÈNE V
LES PRÉCSDEIfTS, UN LÉVITE.
LE LÉVITE
Par la fureur du peuple Arzane lapidée
Est rendue aux démons qui Tavoient obsédée.
Mais Nadab l'a suivie : en proie au désespoir,
Chargeant de feux impurs un impur encensoir,
Il souilloit l'holocauste, alors que sur la poudre
Il est tombé soudain. |
MOÏSE
Qui l'a frappé!
LE LEVITE
La foudre.
MOÏSE
O Justice incréée, Arbitre souverain , Je n'ai donc plus l'espoir de désarmer ta main! (An peuple.)
Oui , vous serez punis : il faudra que l'cpée Cherche encor parmi vous la victime échappée. Vous mourrez au désert, et vos jeunes enfants Dans Jéricho sans vous entreront triomphants. Caleb et Josué , sauvé par le Dieu juste , Seuls du sacré Jourdain passeront Tonde auguste. Moi-même , tout flétri de votre iniquité , Du pays de Jacob je serai rejeté.
Salut, mont Abarim , d'où les yeux de Moïse Découvriront les bords de la Terre-Promise; Abarim , où , chantant mon cantique de mort, Je bénirai ce peuple en un tendre transport.
(Il étend les mains sur le peuple, qai s'incline.)
Tribus , je vous bénis comme à ma dernière heure. Au sein de mes enfants que je vive et je meure. Et qu'après mon trépas un voyageur divin Des vrais champs d* Abraham leur montre le chemin !
FIN DE MOlSE.
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POEMES