BRADSHAW
« Jean Bradsbaw , dont la liberté même re- « commande le nom à une étemelle mémoire, est « sorti I cmnme chacun le sait, d'une nMé (bh « mille*... Appelé par le parlement à présider le « procès du n^) 11 ne se récusa pas, etaecèptaeette « charge pleioe de péril. Iljoignoitàlasciencedes « lois un esprit généreux , une Ame élevée , des « mœurs intègres qui ne déplaisoient à personne. K II s'acquitta de son devoir avec tant de gravité, « de constanre, de présence d'esprit, qu'on eût pu « croire que Dieu , comme autrefois dans son ad- « mirahle providence , Tuvolt désigné de tout t temps parmi son peuple pour conduire ce ju- « gement. ■
Voiii ce que les partis font d'un homme! Bradsbaw étoit un avocat bavard et médiocre.
PAIUFAX.
« II ne seroit pas Juste de passer sous silence « Fairfax , qui unit le plus grand courage à la « plus grande modestie , à la plus haute sainteté « de vie, et qui est l'objet des faveurs de Dieu « et de la nature. Ces louanges te sont Justement « dues, quoique tu te sois retiré à présent du « monde , comme autrefois Scipf on à Literne. Tu « as vaincu non-seulement l'ennemi, mais i'am* « bition , mais la gloire, qui ont vaincu tant d'é- II datants mortels. La pureté de tes vertus , la K splendeur de tes actions consacrent la douceur « de ce repos dont tu Jouis , et qui constitue la « récompense désirée des travaux des hommes. « Tel étoit le repos que possédoient les héros de « l'antiquité après une Tie de gloire : les poëtes, « désespérant de trouver des idées et des exprès- « sions propres à exprimer la paix de ces goer- « riers , diaoteni qu'ils aToienI été reçus dans le « ciel et admis à la tal>le des dieux. îfals quel- « les que soient les coûtes de ta veitraite , eolt la « santé, comme Je leci^ prinelpÉlemeat, soit « tout autre motif. Je solsconvalaou que Hen ne A t'auroit fait abandonner le serrlee de ton pays , « si tu n'avois su que dans ton surçesseur la li- « berté trouveroit un protecteur, l'Angleterre un ^ refuge et une colonne de gloire. »
Les eftorts de Mflton sont iFielbles ; il appsR à lui toute la poésie de rbisMre pour masquer l{ véritable cause de la retraite de FalrAix , le Jit gement de Charles I*'. On sait la comédie q«| Cromwell fit jouer auprès de cet honnête md pauvre homme.