‹ Œuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand (volume 5)Chapitre 69 sur 283 · THE VERSE · texte numérisé non relu

THE VERSE

«Tlw DMisare Is Engfish heroic verse without rime, fetUoTHomerin Greek, andorvirgil In Latin; rime InsMDeeessary adjtinci or Iruo onuunent orpoem or ?>il Tcne, in kx^er works especially , but tlie invention if 1 bvfeirou agB| lo set ofT wretcbed matter aud lame i<tnE;gnoed indeed aiuce by tbe ase of aome famoui roo- <^|neU, canied avray by cuslom , but much U> llieir ■«B f eutioo,hioderaDce , aïkd oonstraint, to express many dèapotberwiae, and for the most part nvotse, ttian else t^ voqU bave expressed tbem. Not without cause, Mm, Mme bolh lialian and ftpanisb poets of 71» Dolehave lejested rioM both in longer and. sborter

elle est l'invention d*Un âge barbare, pour relever un méchant sujet ou un mètre boiteux. A la vérité elle a été embellie par Tusage qu'en ont fait depuis quelques fameux poètes modernes , cédant à la coutume ; mais ils Tout employée à leur grande vexation ^ gène et contrainte , pour exprimer plusieurs choses ( et souvent de la plus mauvaise manière) autrement quMIs ne les auroient exprimées. Ce n'est donc pas sans cause que plusieurs poètes du premier rang , italiens et espagnols , ont rejeté la rime des ouvrages longs ou courts. Ainsi a-t-elle été bannie depuis longtemps de nos meilleure!^ tragédies angloises, comme une chose d*elle-méme trividie , sans vraie et agréable harmonie pour toute oreille juste. Cette harmonie natt du eonvenable nombre , de la convenable quantité des syllabes , et du sens passant avec variété d'un vers ù un autre vers ; elle ne résuite pas du tintement de terminaisons semblables ; faute qu'évitoîent les doctes anciens , tant dans la poésie que dans l'éloquence oratoire. L'omission de la rime doit être comptée si peu pour défaut ( quoiqu'elle puisse paroltre telle aux lecteurs vulgaires ) qu'on la doit regarder plutôt comme le prenlier exemple offert en ânglois « de l'ancienne liberté rendue au poème héroïque affranchi de l'incommode et moderde entrave de la rime.

Works ^ as bave also, long since, odr best Englisb tragédies; as a thingof llself, to ail judictous ears, trivial and of no true musical delight, which consists only in apt numbers, fit quanUty of syllables, and the sensé varlously drawn out from one verse into another, not in Ihe jingling Sound of llke endlogs » a fauU avolded by tbe learned andents both in poetry and ail good oratory. This neglect then of rime so little is to be taken for a dcfect (tbough it may seem so perhaps to vulgar reader ) , that il rather is to be esteemed an example set» the Arst in Englisb, of ancient liberty recovered to heroic poem from the trou^ blesome and modem bondage of riming. »

LE PARADIS PERDU

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