ACTE I, SCENE IV. i
Eh bien ! je vous avertis d'y penser ; tAchez de lui plaire. Vous n'avez rien , mon neveu ^ je dis rien , qu'un peu d' espérance. Vous êtes mon héritier ; mais je me porte bien , et je ferai durer cela le plus longtemps que je pourrai. Sans compter que je puis me marier-, je n'en ai point d'envie*, mais cette envie-là vient tout d'un coup; il y a tant de minois qui vous la donnent : avec une femme on a des enfans, c'est la coutume; auquel cas, serviteur au collatéral. Ainsi, mon neveu , prenez toujours vos petites précautions , et vous mettez en état de vous passer de mon bien, que je vous destine aujourd'hui, et que je vous ôterai demain peut-être.
DORANTE
Vous avez raison , monsieur -, et c'est aussi à quoi je vais travailler.
JHl. RKJtt X*
Je vous y exhorte. Voici mademoiselle Marton; éloignez-vous de deux pas , pour me donner le temps de lui demander comment elle vous trouve.
( Dorante t^tfcarle un peu.)