‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 108 sur 314 · M, REMY, MARTON, DORANTE · texte numérisé non relu

M, REMY, MARTON, DORANTE

MÀHTON.

Je suis fôchée , monsieur, de vous avoir fait attendre ; mais j'avais affaire chez madame.

t86 LES FAUSSES CONFIDENCES,

REHY.

Il n'y a pas grand mal ^ mademoiselle ^ j'arrive. Que pensez-vous de ce grand garçon-là ? c Monmot Oonote. )

M AH TON, riaot.

£h! par queUe raison , monsieui^ Remy., faut- il que je vous le dise ?

M. KEMY.

Cest qu il est mon neveu.

MÀRTOIV.

Eh bien ! ce neveu-là est bon à montrer ^ il ne dépare point la famille.

M. REMY

Tout de bon ? Cest de lui que j'ai parle à madame pour intendant, et je suis charmé quMlvous revienne. Il vous a déjà vue plus d'une fois chez moi, quand vous y êtes venue 5 vous en souvenez -vous?

MARTON

Non, je n'en ai point d'idée.

M. REMY

On ne prend pas garde à tout. Savez -vous ce qu'il me dit la première fois qu'il vous vit ? Quelle est cette jolie fille -là? (MartooMuiU.) Approchez, mon neveu. Mademoiselle, votre père et le sien s'aimaient beaucoup ; pourquoi les enfans ne s'aimeraient - ils pas? En voilà un qui ne demande pas mieux -, c'est un cœur qui se présente bien.

DORANTE, «mbarrassé.

Il n'y a rien là de difficile à croire.

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