ARAMINTE, LE COMTE, M~ ARGANTE
MARTON
LE COMTE, d^uD ton raillear.
Ce qui est de sûr, c'est que cet homme d'affaireslà est de bon goût.
a4o LES FAUSSES CONFIDENCES,
AHÂMINTE) ironiquemcDl.
Oui, la réflexion est juste. Effectivement, il est fort extraordinaire qu'il ait jeté les yeux sur ce tableau !
m"* argakte.
Cet homme-là ne m'a jamais plu un instant, ma fiUe^ vous le savez, j'ai le coup d'œil assez bon, et je ne Faime pas. Croyez -moi, vous avez entendu la menace que Dubois a faite en parlant de lui*, j'y reviens encore , il faut qu'il ait quelque chose à en dire. Interrogez-le \ sachons ce que c'est. Je suis persuadée que ce petit monsieur-là ne vous convient point -, nous le voyons tous ; il n'y a que vous qui n'y prenez pas garde.
M A R T O N , négligemment.
Pour moi , je n'en suis pas contente.
ARAMIIfTE, riant in>niqii«in«nl.
Qu'est - ce donc que vous voyez , et que je ne vois point? Je manque de pénétration ^ j'avoue que je m'y perds. Je ne vois pas le sujet de me défaire d'un homme qui m'est donné de bonne main , qui est un homme de quelque chose, qui me sert bien, et que trop bien peut-être. Voilà ce qui n'échappe pas à ma pénétration , par exemple.
m"' AE6A»TE.
' Que vous êtes aveugle !
ARAMIKTE, d'un air jouriant.
Pas tant^ chacun a ses lumières. Je consens, au resle , d'écouter Dubois -, le conseil est bon , et je