‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 226 sur 314 · M- DORVILLE, CONSTANCE, M. ORGON, DAMON, LISETTE, PASQUIN · texte numérisé non relu

M- DORVILLE, CONSTANCE, M. ORGON, DAMON, LISETTE, PASQUIN

m"* DORYILLE, àContUne«.

ÀLLons, ma fille, il est temps de se retirer. Que vois-je ? monsieur Orgon !

M. ORGON

Oui, madame , c'est moi-même ; et j'allais dans le moment me faire connaître \ je m^^tais fait un plaisir de vous surprendre.

m"* DORVILLE.

Ma fiUe y saluez monsieur \ il est le père de Fëpoux que je vous destine.

COirSTAlVCE.

Non y ma mère ; vous êtes trop bonne pour me le donner ;. et je suis obligée de dire naturellement à monsieur que je n'aimerai point son fds.

DAMON

Qu entends-je ?

M. ORGON

Après cet aveu-là, madame, je crois qu'il ne doit plus être question de notre projet.

m"* DORVILLE.

Plus que jamais ^ je vous assure que votre fils Fëpousera.

CONSTANCE

Vous me sacrifierez donc, ma mère ?

36o LA JOIE IMPRÉVUE, SCÈNE XXII.

M. ORG09

Non certes , c'est à quoi madame Dorville voudra bien que je ne consente jamais. Allons, mon fils; je vous croyais plus heureux; retirons - nous, (a madame Dorriiie.) Demain, madame, j'aurai l'honneur devons voir chez vous, ik oamon.) Suivez-moi.

CONSTANCE

Damon ! mais ce n'est pas de lui que je parle.

DAMON

Âh , madame !

M. OKGON.

Quoi ! belle Constance , ignoriez-vous que Damon est mon fils ?

CONSTANCE

Je ne le savais pas. J'obéirai donc.

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