‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 275 sur 314 · VC1DOE · texte numérisé non relu

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Mais, vraiment, il y en a une chez madame Argante de ce nom-là , qui est du village , qui y a toute sa famille , et qui a passé en effet quelque temps à Paris avec une dame du pays.

FEOHTIZr*

Ma foi , monsieur , la friponne me reconnaîtra : il y a de certaines tournures d'homme qu'on n'oublie point.

LUCIDOR.

Tout le remède que j'y sache , c'est de payer d'ef-

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fronterie et de lui persuader qu elle se trompe.

FKOlfTIlf.

Oh ! pour de reffronterie , je suis en fonds.

LUCIDOR.

N'y a-t-il pas des hommes qui se ressemblent tant, qu on s*y méprend ?

FRONTIS.

Allons, je ressemblerai , voilà tout -, mais dites-moi, monsieur, souffriricz-vous un petit mot de représentation?

LUCIDOR.

Parie.

FROIiTIN.

Quoique à la fleur de votre âge , vous êtes toat-àfait sage et raisonnable ; il me semble pourtant que votre projet est bien jeune.

LUCIDOR, facbp.

Hein?

FROlITlIf.

Doucement. Vous êtes le fils d*un riche négociant qui vous a laissé plus de cent mille livres de renie, et vous pouvez prétendre aux plus grands partis. Le minois dont vous parlez est-il fait pour vous appartenir en légitime mariage? Riche comme vous êtes, on peut se tirer de là à meilleur marché, ce me semble.

LUClDOn.

Tais-toi ; tu ne connais point celle dont tu parles. Il est vrai qu'Angélique n'est qu une simple bour-

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