OX>BA2VTE
Quoi! vous venez sans Angélique, Lisette ^
LISETTE.'
Elle arrivera bientôt ; elle est avec sa mère : je lui ai dit que j'allais toujours devant, et je ne me suis hâtée que pour avoir avec vous un moment d*entretien, sans qu'elle le sache.
DORANTE
Que me veux-tu, Lisette?
LISETTE
Ah çà r nous ne vous connaissons , Angélique et moi , que par une aventure de promenade dans cette campagne. ^
DORANTE
Il est vrai.
LISETTE
Vou&éles tous deux aimables^ Tasiour sfest mis de
76 LA MERE CONFIDBtfTE,
commence à m'intéresser; je me pei^uade qa Angéli* que serait bien avec vous.
DOAAKTK.
Je n'aimevai jamais qu'elle.
LI8BTTS.
Vous lui ferez donc sa fortune aussi bien qu'à moi ? Mais, monsieur, vous n'avez rien, dites- vous. Cela est dur. N'béritez-vous de personne? tous vosparens sont*iis ruinés?
DOBAirTE.
Je suis le neveu d'un homme qui a de très -grands biens , qui m'aime beaucoup , et qui me traite comme un fils.
Eh ! que ne parlez-vous donc P d'ofa vient me faire peur avec vos tiistes récits , pendant qme vous en avez de si consobns à faire ? Un oncle riébe , voilà qui est excellent : et il est vieux, sans doute ; car ces mes* sieurt-là ont coutume de l'être.
Oui *, mais le mien ne suit pas la coutume , il est jeune. ^., .
LISETTE
Jeune ! de quelle jeunesse encore ?
DORÂITTE.
Il n'a que trente-cinq ans.