‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 47 sur 314 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

LUBIN, M- ARGANTÊ.

m"** ÀliGAlfTE.

Ah ! c'est toi , Lubin ; tu es tout seul ? Il me semblait avoir entendu du monde.

Non, noute maîtresse; ce n'est que moi qui me parle et qui me repars, à celle fin de me tenir com* pagnie-, ça amuse.

m"* ÀRGAlfTE.

Ne me trompes- tu point?

L0BIV.

Pargué ! je serais donc un fripon ?

m'''' àrgànte.

Je te crois , et je suis bien aise de te trouver ; car je te cherchais. J'ai une commission à te donner, que je

ga LA MERE CONFIDENTE,

ne veux confier à aucun de mes gens ; c*est d'observer AngëKque dans ses promenades, et de me rendre compte de ce qui s'y passe. Je remarque depuis quelque lemps qu'elle sort souvent à la même heure avec Lisette , et j*en voudrais savoir la raison.

LUBI9.

Ça est fort raisonnable. Vous me baillez donc une charge d'espion?

m"*^ ÀRGiJITB.

A peu près.

LUBIN

Je savons bien ce que c'est ; j'ons la pareiHe.

▲ RGANTE.

Toi?

LtJBIV,

Oui \ ça est fort lucratif; mais c'est qu'ous venez un peu tard , noute maîtresse ; car je sis retenu pour vous espionner vous-même.

Qu'entends -je ? ( Haut.) Moi , Lubin ?

LUBI9.

Vrament oui. Quand mademoiselle Angélique parle en cachette à son amoureux y c'est moi qui regarde si vous ne venez pas.

m"* AKGAHTE.

Ceci est sérieux; mais vous êtes bien hardi , Lubin , de vous charger d'une pareille commission.

LUBIN

Psirdi ! y a-t-iLdu mal à dire à cette jeunesse : V'ià

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