‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 110 sur 333 · HORTENSE, LE COMTE · texte numérisé non relu

HORTENSE, LE COMTE

LE COMTE

Ma fillc , je dt^scspL're de voir ici mon itère , je n'en reçois point de nouvelles; et s'il ue m'en vient point aujourd'hui ou demain au plus tard, je suis d'avis (le terminer votre mariage.

HOBTEHSE.

Pourquoi, mou père i* 11 n'y a pas de nécessité d'aller si vite. Vous savez combien il m'aime, et les tîgards qu'on lui doit; laissons-lt; achever les alTaires qui le retiennent; diirérons de quelques jours pour lui en donner le temps.

LE COUTE

C'est que la marquise me presse, et ce mariage-ci me paraît si avantageux, que je voudrais (ju'il fiitdtjà conclu.

MORTEWSE.

Née ce que je suis et avec la fortune que j'ai , il serait dillicile que j'en Csse un mauvais ; vous pouvez choisir.

LE COMTE

Eh ! comment choisir mieux ! Biens , naissance ,

i68 LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,

rang, crédit à la cour, vous trouvez tout ceci avec une figure aimable, assurément.

HORTEHSE.

J'en conviens, mais avec bien de la jeunesse dans Tesprit.

LE COMTE

Et à quel âge vouLezrvous qu'on Tait jeune ?

HOETEUSE.

Le voici.

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