‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 137 sur 333 · ACTE IT, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IT, SCÈNE VIII

que tu penses, tu me Tas confie ; d'ailleurs, quand je t'ai dit mes sentimens pour madame, tu ne les as pas désapprouvés.

ROSIMOND.

Je ne me souviens point de cela , et vous êtes un étourdi , qui me ferez des affaires avec Hortense.

HORTENSE

Eh! monsieur, point de mystère! Vous n'ignorez point mes dispositions, et il ne s'agit point ici de complimens.

ROSIMOND.

Quoi! madame, faites -vous quelque attention à ce qu'on dit là? Us se divertissent.

DORANTE

Hais, parlons français. Est-ce que tu aimes madame?

ROSIMOND.

Ah! je suis ravi de vous voir curieux; c'est bien à vous que j'en dois rendre compte! (AHorteaM.) Je ne suis pas embarrassé de ma réponse ; mais approuvez, , je vous {Mrie , que je mortifie sa curiosité.

DORIMÈNE, riant.

Ah! ah! ah! ah!.... il me prend envie aussi de lui demander s'il m'aime. Voulez-vous gager qu'il n'osera me Tavouer ? M'aimez-vous , marquis ?

ROSIMOND.

Courage ! jesuis en butte aux questions.

DORIMÈNE

Ne l'ai-je pas dit ?

ao8 LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,

ROSlMOliD, àHortenw.

Et VOUS , madame , serez-vous la seule qui ne m'en ferez point ?

HORTENSE

Je n ai rien à savoir.

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