‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 90 sur 333 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

HORTENSE, MARTON

HÀnTon.

Eh bien! madame, quand sortirez-vous de la rêverie où vous êtes? Vous m'avez appelée, me voilà, et vous ne me dites mot.

J'ai l'esprit inquiet.

MAnTOH.

De quoi s'agit-il donc?

HORTENSE

N'ai-je pas de quoi rêver ? On va me marier, Marton.

Eh! vraiment, je le sais bien ; on n'attend plus que ■votre oncle pour terminer ce mariage; d'ailleurs, Rosimond votre fntur n'est arrivii que d'hier ' , et il faut vous donner patience.

■ Roiiniond votre futur n'est arrivé que d'hier. Ce qui souvent «al on déliai dans une comtJie c'uit ici de nécessite. En Bducral , dd

i42 LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,

HORTEKSE.

Patience ! est-ce que tu me crois pressée ?

UARTOli.

Pourquoi non ? on l'est ordinairement à votre place ; le mariage est une nouveauté curieuse , et la curiosité n'aime pas à attendre.

HORTENSE

Je différerai tant qu'on voudra.

Ah ! heureusement qu'on veut expédier.

HORTEirSE.

Eh ! laisse là tes idées.

Est-ce que Rosimond n'est pas de votre goût ?

HORTENSE

C'est de lui que je veux te parler. Marton, tu es fille d'esprit; comment le trouves -tu?

Mais.... il est d'une jolie figure.

HORTENSE

Cela est vrai.

a raison de blâmer Pabas de ces paMions subites nén du matin on delà Teille entre des personnages qui ne se connaissaient pas anparafant; mais comment supposer un petit 'maître depuis long* temps amoureux? ces deux termes sont exclusifs Tun de Taotre. Puisque Taatear yeiit présenter le tableau de ses extraTagances, et qo^il charge Tamonr de Ten corriger, il faut bien que cet amoar n'arrive que pour le dénouement. Cest le dieu dan* la machiae; aatremeot la pièce est impossible.

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