ACTE I, SCÈNE IV. i5i
se les donne pas , on se les prête ; on ne fait que des essais.
HARTOIf.
Quoi ! là-bas, votre maître et yons , vous n'avez encore donné votre coeur à personne ?
FHONTIN.
A qui que ce soit •, on nous aime beaucoup, n^ais^ nous n'aimons point ; c'est notre usage*
J'ai peur que ma maîtresse ne prenne cette cou-^ tume-là de travers.
FROIITIR.
Oh ! que non! les agrëmens l'y accoutumeront; les amourettes en passant sont amusantes ; mon maître passera, voire maîtresse de même; je passerai^ vous passerez , nous passerons tous.
MA&TOir, riant.
Ah! ah! ah ! j'entre si bien dans ce que vous dites*, que mon cœur a déjà passe avec vous.
FRORTim.
Comment donc ?
Doucement; voilà la marquise, la mère de Rosi* moud, qui vient.