‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 98 sur 333 · LA MARQUISE, FRONTIN, MARTON · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, FRONTIN, MARTON

là. MABQUISE.

Je suis charmée de vous trouver U , Bfaiton ; je vous

i5a LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,

cherchais. Que disiez-?ous à Frontia ? Parliex-TOiis de mon fils ?

Oui y madame.

LA MARQUISE.'

Eh bien , que pense de lui Hortense ? Ne lui déplait-il point ? Je voulais vous demander ses sentimens; dites- les moi; vous les savez sans doute, et vous me les apprendrez plus librement qu'elle ; sa politesse me les cacherait peut-être s'ils n'étaient pas favorables.

C'est à peu près de quoi nous nous entretenions , Frontin et moi, madame ; nous disions que monsieur votre fils est très-aimable, et ma maltresse le voit tel ; mais je demandais s'il l'aimerait.

Quand on est faite comme Hortense, je crois que cela n'est pas douteux , et ce n'est pas de lui que je m'embarrassse.

FRONTIIT.

C'est ce que je répondais.

Oui , vous m'avez parlé d'une vapeur de tendresse qui lui a pris pour elle ; mais une vapeur se dissipe.

LA MARQUISE

Que veut dire une vapeur ?

Frontin vient de me l'expliquer, madame; c'est comme un étonnement de cœur, et un étonnement

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