‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 11 sur 315 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

la contenter un peu , voyez-vous ! Quand je Taurai querellée à mon aise une douzaine de fois seulement, eUe en sera quitte ; mais il me faut cela,

TRIVELIlf, à part, à EophroMM.

Il faut que ceci ait son cours ^ mais consolez-vous, cela finira plus tôt que vous ne pensez. (A aambu.) J'espère, Euphrosine, que vous perdrez votre ressentiment, et je vous y exhorte en ami. Venons maintenant à Texamen de son caractère. Il est nécessaire que vous m^en donniez un portrait, qui se doit faire devant la personne qu'on peint, afin qu'elle se connaisse, qu'elle rougisse de ses ridicules si elle en a, et qu'elle se corrige. Nous avons là de bonnes intentions, comme vous voyez. Allons, commençons.

CLÉÀNTHIS.

* Oh ! que cela est bien inventé ! Allons , me voilà prête *, interrogez-moi , je suis dans mon fort.

EUPHROSINE, doucement.

Je VOUS prie, monsieur, que je me retire ', et que je n'entende point ce qu'elle va dire.

TRIVELIN

Hélas ! ma chère dame , cela n est fait que pour vous ^ il faut que vous soyez présente.

CLÉÂSTTHIS.

Restez , restez; un peu de honte est bientôt passée.

■ Je vous prie, monsieur, que je me retire, etc. Il faudrait Jirc mainteuaot : je tous prie d« permettre que je me retire , etc.

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