‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 111 sur 315 · ACTE I, SCENE VII. an · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VII. an

DOtANTE.

Voilà encore de ces réponses qui m'emportent. Fais comme tu voudras, je n'y résiste point; et je suis bien malheureux de me trouver arrêté par tout ce qu il y a de plus aimable au monde '.

SILVIA

Et moi je voudrais bien savoir comment il se fait que j'ai la bonté {de t'éconter; car, assurément, cela est singulier.

DORANTE

Tu as raison , notre aventure est unique.

SILVIA, iipart.

Malgré tout ce qu'il m'a dit, je ne suis point partie, je ne pars point, me voilà encore, et je réponds! En vérité, cela passe la raillerie. (Haut.) Adieu.

DORANTE

Achevons donc ce que nous voulions dire.

SILVIA

Adieu , te dis-je \ plus de quartier. Quand ton maî^ tre sera venu, je tâcherai, en faveur de ma maîtresse % de le connaître par moi-même, s'il en vaut la peiiie. En attendant , tu vois cet appartement ; c'est le vdtre.

* De ma trouver arrêté D*eit pas elair. Dcvnmte est fiche de 5c trouver géoë dam ses propos d^amour j il devait le dire.

* En faveur de ma maîtresse. Dans nnUrét de ma maîtresse. LVxpressioD propre donne de la force â la pensée, et la fait ressortir.

aia LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD,

DORAKTE.

Tiens, voici mon maître.

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