ACTE I, SCENE VII. an
DOtANTE.
Voilà encore de ces réponses qui m'emportent. Fais comme tu voudras, je n'y résiste point; et je suis bien malheureux de me trouver arrêté par tout ce qu il y a de plus aimable au monde '.
SILVIA
Et moi je voudrais bien savoir comment il se fait que j'ai la bonté {de t'éconter; car, assurément, cela est singulier.
DORANTE
Tu as raison , notre aventure est unique.
SILVIA, iipart.
Malgré tout ce qu'il m'a dit, je ne suis point partie, je ne pars point, me voilà encore, et je réponds! En vérité, cela passe la raillerie. (Haut.) Adieu.
DORANTE
Achevons donc ce que nous voulions dire.
SILVIA
Adieu , te dis-je \ plus de quartier. Quand ton maî^ tre sera venu, je tâcherai, en faveur de ma maîtresse % de le connaître par moi-même, s'il en vaut la peiiie. En attendant , tu vois cet appartement ; c'est le vdtre.
* De ma trouver arrêté D*eit pas elair. Dcvnmte est fiche de 5c trouver géoë dam ses propos d^amour j il devait le dire.
* En faveur de ma maîtresse. Dans nnUrét de ma maîtresse. LVxpressioD propre donne de la force â la pensée, et la fait ressortir.
aia LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD,
DORAKTE.
Tiens, voici mon maître.