‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 112 sur 315 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DORANTE, SILVIA, ARLEQUIN

ARLEQUIN

Afl ! te voilà, Bourguignon! Mon porte-manteau et toi, avez -vous été bien reçus?

DORANTE

Il n'était pas possible qu on nous reçût mal, monsieur.

ARLEQUIN

Un domestique là-bas m'a dit d'entrer ici, et qu'on allait avertir mon beau-père qui était avec ma femme.

SILVIA

Vous voulez dire monsieur Orgon et sa fille, sans doute, monsieur!

ARLEQUIN

Eh! oui, mon beau-père et ma femme, autant vaut. Je viens pour épouser, et ils m'attendent pour être mariés \ cela est convenu ^ il ne manque plus que la cérémonie, qui est une bagatelle.

SILVIA

C'est une bagatelle qui vaut bien la peine qu'on y pense.

ARLEQUIN

Oui; mais quand on y a pensé, on n'y pense plus.

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