ACTE I, SCENE VIL ai
SILVIA, bas & Dorante.
Bourguignon, on est homme de mérite à bon marché chez vous , ce me semble.
ARLEQUIN
Que dites-vous là à mon valet , la belle ?
SILVIA
Rien ^ je lui dis seulement que je vais faire descendre monsieur Orgon.
ARLEQUIN
Et pourquoi ne pas dire mon beau -père, comme moi?
SILVIA
C'est qu'il ne. Test pas encore.
DORANTE
Elle a raison, monsieur-, le mariage n'est pas fait.
ARLEQUIN
Eh bien! me voilà pour le faire.
DORANTE
Attendez donc qu'il soit fait.
ARLEQUIN
Pardi ! voilà bien des façons , pour un beau - père de la veille ou du lendemain.
SILVIA
En effet, quelle si grande différence y a-t-il entre ctre marié ou ne l'être pas? Oui, monsieur, nous
ai4 LE JEU DE L'AjMOUR ET bU HASAKU ,
avons tort, et je cours inforoier votre l>eau - pure votre arrivi^e.
ÀRLEQCin.
Et ma femme aussi, je tous prie. Mais avant que de partir, dite»-moi une chone; vous qui êtes si jolie, n'étes-vous pas U soubrette »le l'h^elP
ttLVIA.
Vous l'avez dit.
ihLBQUIN.
C'est fort bien fait^ je m'en réjouis. Croyez-Ti (jue je plaise ici? ComiBent me trouvez-vous?
lie,
Je vous Ironve,.., plalsanl.
AtlLEQtllS.
Bon. tant mieux! entretenez-vous dans ce senti-.