SCÈNE
LÉONIDE, sous le mm de PHOGION ; CORINE,
sous le nom <f HERMIDAS.
PBOCioir.
JMous voici, je pense, dans les jardins du philosophe Hermocrate.
BEEMIDAS.
Mais, madame, ne trouvera-t-on pas mauvais que nous soyons entrées si hardiment ici , nous qui n'y connaissons personne ?
PHOCION
Non^ tout est ouvert; et d'ailleurs nous venons pour parler au maître de la maison. Restons dans cette allée *, en nous promenant, j'aurai le temps de te dire ce qu'il faut à présent que tu saches.
HERMIDÂS.
Ah ! il y a long- temps que je n'ai respiré si à mon aise. Mais, princesse, faites -moi la grâce tout en-
3oo LE TRIOMPHE DE L'AMOtR,
tière ; si vous Toulez me donner an rëgal bieu co plet , laissez - moi le plaisir de vous iatcrroger ni mitiTie à ma fantaisie '.
PHOCIOH.
Comme tu voudras.
HEIlMIDlfi.
D'abord, vous quittez votre cour et la ville, et vous venez ici avec peu de suite, dans une de roa maisons de campagne, où vom voulez cjue je Ton
suive.
Fort bien.
:ioii.
BERIIIDAS.
Et comme vous savez que, par amusement, j'ai appris à peindre, à peine y sommes -nous quatre ou cinq jours, que, vous enfermant un matin avec moi,