‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 171 sur 315 · ACTE I, SC*NE VI. SaS · texte numérisé non relu

ACTE I, SC*NE VI. SaS

traire, et là, d'employer auprès d'elle tout ce que Tamour et le respect ont de plus soumis, de plus industrieux et de plus tendre, pour lui prouver une passion dont je remercie les dieux , comme d'un présent inestimable.

LÊO^tiNÈ, âpart.

Quel piëge, et comment eu sortir !

PHOCION

Ce que j'avais résolu, je l'ai exécuté^ je me suis présenté pour parler à son frère ; il était absent, et je n'ai trouvé qu'elle , que j'ai vainement conjurée d'appuyer ma demande^ elle l'a rejetée, et m'a mis au désespoir. Figurez -vous, madame, un cœur tremblant et confondu devant elle , dont elle a sans doute aperçu la tendresse et Id douleur, et qui du inoins espérait de lui inspirer, Une pitié généreuse \ tout m'est refusé , madame *, et , dans cet état accablant , c'est à vous que j'ai recours ^ je me jette à vos genoux , et je vous cônée mes plaintes.

LÉONTINE

Qm faites- vont , dêîgneur ?

PHOCIOIf.

J'implore vos conseils et votre secours auprès d'elle.

LÉONTIirB.

Après ce que je viens d'entendre, c'est aiix dieux que j'en demande moi-même.

PHOCION

Et serez -VOUS moins tranqi reuse ?

LÉOIVTINE

Ah! Phocion, vous aimez 1; est-ce Taimer que de venir Ja s

PHOCION

Appelez-vous la surprendre,

LÉOMTINE.

Mais enfin, quels sont vos des

PHOCIOM.

Je vous ai consacré ma vie ; vôtre; ne m'empêchez pas de le J quelques jours ici seulement, c'e grâce qui soit l'objet de mes soûl 1 accordez, je suis sûr d'Hermocn

LÉOHTIME.

Vous souffrir ici , vous qui m'ai

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