‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 208 sur 315 · ACTE II, SCENE KTII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE KTII

HBRXOGRATB.

Oh ! fort biea.

LÉONTINE

Un homme 9 à votre âge, sera partout le bienvenu quan4 il voudra changer d'état.

. HBEMOCRATB.

Et vous , qui étef aimable et plus jeune que moi , je ne suis pas en peine de vous non plus.

LÉONTINE

Oui , mon frère , peu de jeunes gens vont de pair avec vous ^ et le don de votre cœur ne sera pas néglige.

HERMOCRATE

Et moi, je vous assure qu'on n'attendra pas à avoir le vôtre pour vous donner le sien.

LÉONTIKE.

Vous ne seriez donc pas étonné que j*eusse quelques vues?

Tai toujours été surpris que vous n'en eussiez pas.

LÉONTINE

Mais, vous qui parlez, pourquoi n'en auriez -vous pas aussi?

HERMOCRATE

Eh ! que sait-on ? Peul-êlre en aurai-je.

LÉONTINE

J'en serais charmée, Hermocrate. Nous n'avons pas plus de raison que les dieux qui ont établi le mariage ,

388 tE TRIOMPHE DE L'AMOUR,

et je crois qu un mari vaat bien un solitaire. PcnscKy; une autre fois nous en dirons davantage. Adieu.

HERUOCBATE.

J'ai quelques ordres à donner et je vous suis, ca i«n.) A ce que je vois, nous sommes tous deux en bel ^tat, Leonline et moi. Je ne sais i qui elle en veut; peutêtre est-ce à quelqu'un aussi jeune pour elle , que l'esl Aspasie pour moi. Que nous sommes faibles ! mais il faut remplir sa destinée.

tlEUXlÈME ICTK.

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