PHOCION, AGIS
PHOCIOH, i pirt. .
Tu bien fait de les intimider. Mais voici Agis.
AGIS
Je vous retrouve donc , Aspasie , et je puis un moment vous parler en liberté. Que n'ai-je pas souffert de la contrainte où je me suis vu ! J'ai presque haï Hermocrate et Léontinc de toute l'amitié qu'ils vous marquent ^ mais qui est-ce qui ne vous aimerait pas ? Que vous êtes aimable, Aspasie, et qu'il m'est doux de vous aimer !
PHOCIOH.
Que je me plais à vous l'entendre dire , Agis ! Vous saurez bientôt, à votre tour, de quel prix votre cœur est pour le mien. Mais, dites-moi ; celte tendresse , dont la naïveté me charme, est -elle à l'épreuve d<: tout? Kien n' est-il capable de me la ravir?
«GIS
Non ! je ne la perdrai qu'en cessant de vivre.
Je ne vous ai pas tout dit. Agis; vous ne me connaissez pas encore.
AGIS
Je connais vos charmes; je connais la douceur des
senlimens de votre Amc; rien ne petit m'arracIiRT à tant d'ultraiLs, et c'en est assez pour vous adorer loulc
O dieux ! que d'amour ! Mais plus il mVst cher, et plus je ciaiiis de le perdre. Je vous ai dissimulé qui jV'iais, et ma naissance vous rcbulcva peut-être.
ilélas ! vous ne savez pas qui je suis rooi-mOœo, ni tout l'eCTroi que m'inspire pour vous la pensée d'unir mon sort au vôtre. O cruelle princesse , que j'ai de raisons de le haïr!
Ëli ! de qui pai'Ie> haïssez-vous tant?
unir rai-
-vous, Agis? Quelle princesse