SCÈNE IX. 5i
IPHIGRATE.
On m'avait protnis qiie môb esclavage finirait bientôt , mais On me trompe , et c'en est fait , je succombe ; je metn^ , Ârlecjtén , et tu perdras biientdt ce malheureut maitte qui ne te croyait pas capable des indignités qa'il a souffertes de t^i.
ÀRLEQVIir.
Ah! il ne nous manquait plus que cela, et nos amours auront bonne mine. Écoute, je te défends de mourirpar malice ^par maladie, passe, jetele permets.
IPHICRÀTE.
Les dieux te puniront, Ailequin.
ARLEQUIN
£h! de quoi veux-tu qu'ils me punissent? d'avoir eu du mal toute ma vie ?
IPHIGRATE.
De ton audace et de tes mépris envers ton maître ; rien ne m'a été aussi sensible , je l'avoue. Tu es né , tu as été élevé avec moi dans la maison de mon père; le tien y est encore -, il t'avait recommandé ton devoir en partant-, moi-même je t'avais dioisi par un sentiment d^ amitié pour m^accompagner dans mon voyage; je croyais que tu m'aimais, et cela m'attachait à toi.
ARLEQUIN, pleurant.
Et qui est-ce qui te dit que je ne t'aime plus ?
IPHICRÀTB. '
Tu m'aimes, et tu me fais mtllé injures!
Parce que je me moque un petit brin de toi, œl» pinpèche-t-il que je ne t'aime? Tu disais bien que ta m'aimais, toi, quand tu me faisais battre; est-ce qnft , les élrivières sont plus bfinnêtt-s que les moqueries? [
ipnicntTE.
Je conviens que j'ai pu qu^qacfois le maltraiter sans trop de sujet.
AnLtgt'iN.
C'est la vëritë.
Mais par combien de bontiSs n'ai-je pas répara :e tort!
auleqcim.
Cela n'est pas de ma connaîsBsnce.