‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 257 sur 315 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

DORANTE

Tu avais, ce me semble, quelque chose à me dire 5 outre en matière sans compliment.

BLAISE

Oh! c'est un petit bout de civilité en passant, comme ça se doit.

DORAIfTE.

C'est que j'ai affaire.

BLAISE

Morgue! tant pis*, les affaires baillont du souci.

DORANTE

Dans un moment il faut que je te quitte^ achève.

BLAISE

Je commence. C'est que je venons par rapport à noute fille, pour l'amour de ce qu'aile va être la femme d'Arlequin , voûte valet.

DORANTE

Je le sais.

BLAISE

Dont je savons qu'vous êtes consentant, à cause qu'aile est femme de chambre de madame la comtesse, qui va vous prendre itou pour son homme.

DORANTE

Après ?

C'est ce qui fait, ne vous déplaise, que je venons vous prier d'une grâce.

488 L'HEUREUX STRATAGÈME

yuelle est-elle ?

C'est que faura le troussiau de Lisette, monsÎM Dorante ; faura faire une noce , cl pis du tlé^^Sl jtoai cette noce, et pis de la mnrcbandige pour ce c et du comptant pour cette marchandise. Partout d comptant, hors dieux nous qu'il n'y en a point. 1 ainsi , si , par voûte moyen auprès de madame la ce tt'ssc, qui m'avancerait queuque six-vingts francs sur mon olHce de jardinier....

Je t'entends, maître BUise; maïs j'aimerais mi te les donner, que de les demander pour toi à la coi tesse, qui ne ferait pas aujourd'hui grand cas de prière. Tu crois que je vais l'ëpouser. et tu te

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