‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 261 sur 315 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

DORANTE

Dis-moi donc les pensées.

ARLEQUIN

Il faudrait en savoir les mots. Mais, monsieur, ils étaient ensemble, ils riaient de toute leur force*, ce yilain chevalier ouvrait une bouche plus large.... Ah! quand on rit tant, c'est qu'on est bien gaillard.

Eh bien ! c'est signe de joie ; v'ià tout.

ARLEQUIN

Oui; mais cette joie-là a l'air de nous porter malheur. Quand un homme est si joyeux, c'est tant mieux pour lui , mais c'est toujours tant pis pour un autre. <Monir«Dtioa maUre.) Et voilà justcmcnt l'autrc!

DORANTE

Eh! laisse -nous en repos. As-tu dit à la marquise que j'avais besoin d'un entrelien avec elle?

ARLEQUIN

Je ne me souviens pas si je le lui ai dit ; mais je sais bien que je devais le lui dire.

496 L'HEUREUX STRATAGEME,

qu'elle a dans l'esprit ; je voiu redirai notre coafer-

sation ; vous reviendrez après.

DOK1.IITB.

Je te laisse.

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