‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 264 sur 315 · DORANTE, LA COMTESSE, LISETTE · texte numérisé non relu

DORANTE, LA COMTESSE, LISETTE

ARLEQUIN

DORANTE, arrclanl U corolesse.

Quoi! madame, j'arrive, et vous me fuyez !

LA COMTESSE

Ah ! c*est vous, Dorante ! je ne vous fuis point, je m'en retourne.

DORAIÏTE.

De grâce, donnez-moi un instant d'audience.

* LA COMTESSE

Un instant, rien qu'un instant, au moins-, car j'ai peur qu'il ne me vienne compagnie.

DORANTE

On vous avertira , s'il vous en vient. Souffrez que je vous parle de mon amour.

LA COMTESSE

N'est - ce que cela ? Je sais votre amour par cœur. Que me veut-il donc cet amour ?

Hëlas! madame, de l'air dont vous m'écoutez, je vois bien que je vous ennuie.

LA COMTESSE

A vous dire vrai, votre prélude n'est pas amusant.

,„i l.IIF.rRElIX STRATAGEME,

DOnjlHTE.

(^m; j{! suis malheureux! Qu'êtes -vous devenue Kiiir moi? \oiis me désesp<îrez.

l.A COMTESSE.

Dur.inlr, i|u;iinJ (jui lierez -vous ce ton lugubre et

r;iu[-ll qui; je VOUS aime encore, après d'aussi I nulles iL'jionses que celles que vous me faites!

CiticlUi réponses! Avec quel goût vous prononcez ci'Ia! Que vous auriez c5té un excellent hëros de rûni;iii ! Volii2 cœur s manqué sa vocation, Dorante.

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