BLAISE, CLAUDINE
BLAISE
Ah çà y Claudine, j'ons passe dix ans à Paris, moi '. Je connaissons le monde, je vais te rapprendre. Nous v'ià riches , faut prende garde à ça.
rr ATTTkTWir
CLAUDIlfE.
Cest bian dit, mon homme ^ faut jouir.
Ce n'est pas tout que de jouir, femme ; faut avoir de belles roagnières.
CLAUDINE
Certainement 5 et il n'y a d'abord qu'à m'habiller de brocard y acheter des jouyaux et un collier de parles : tu feras pour toi à l'avenant.
BLAISE
Le brocard, les parles et les jouyaux ne font rien à mon dire^ t'en auras à bauge, j'aurons itou du d'or sur mon habit'. J'avons déjà acheté un castor avec un casaqain de fripperie , que je bouterons en attendant que j'ayons tout mon équipage à forfait. Je dis tant
* J'oHi passé dix ans h Paris, moi. Précaution inilispensablo pour justifier )a leçon de belles manières et de savoir-vivre que Biaise va donner à sa femme.
* J* aurons itou du d'or dessus.
Il porte nae jaquette k grand* lNiM|ue» plÏMees Avec du d'or dcsaa*.
( MismnUtrop» , acte II , tcèoe ii. )
,6 L'HERITIER DK VILLAGE.
seulement que c'esL lu marcliaiiil et li* tailleur qui baillont tout cela; mais c'est l'IiouDeur, la fiartii et l'esprit qui baillont le reste.
CLAODISE.
De rhonneur! j'en avons à revendre d'abord.
BLAtSE.
Ça se peut bian ; s tapcndant de cette narduradisfr là, il ne s'en vend point; mais il s'en pard biaacoQp.
CLiDDIDE.
Oh bian donc ! je n'en vendrai ni n'en pardrai.
Ça sutTu; mais je ne parle point de cet honneur de i conscience; et celi-lii, tu te contenteras de l'avoir ea. ] secret dans l'âme; là, t'en auras biaucoup sans en '