‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 43 sur 315 · SCENE IV. 8q · texte numérisé non relu

SCENE IV. 8q

LE CHEVALIER

On ne peut de répétitions plus spirituelles^ vous m'enchantez, je n'en ai point assez dit. Cent mille francs, capdebious! vous vous moquez, vous êtes trop modestes ; et si vous me fichez , je vous compare aux astres tous tant que vous êtes.

BLÀISE.

Femme, entends-tu? les astres!

LE CHEVALIER

Quant à madame , je la supplie seulement de me recevoir au nombre de ses amis , tout dangereux qu il est d* obtenir cette grâce; car je n'en fais point le fin , elle possède un embonpoint, une majesté, un massif d'agrémens, quil est difficile de voir innocemment. Mais baste, il m'arrivera ce qu'il pourra, je suis accoutumé au feu *, mais je lui demande à son tour une grâce. Me Faccorderez-vous, belle personne ?(ii lui prend

la nain qn*il fait aernbUat de vouloir baiser. )

CLAUDINE

Allons, VOUS n'êtes qu'un badin.

LE CHEVALIER

Ne me refusez pas, je vous prie.

CLAUDINE

Eh bian! baisez ^ ce n'est que des mains au bout du compte.

LE CHEVALIER, la menant vers madame Damis.

Raccommodez -vous avec la cousine. Allons, ma-

I>.i moi non pins, ma.lame Clau de votre fortune, el je vonsaccori

Cl-MlBllïT,.

JevousgraUiionsdelaniienQe W>nne chance. '

Page 1