‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 47 sur 315 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE CHEVALIER

Oui, pour qui les porte, j'en conviens; mais qui les voit en paie la façon , et je me serais bien passé que monsieur Biaise eût donné copie des siens à sa fdle.

BLÀISE.

Pardi! tenez, j'avons quasi regret d'avoir comme ça baillé noute mine à nos enfans, puisque ça vous tracasse.

LE CHEVALIER

Homme d'honneur, ce que vous dites est touchant; mais il est un moyen.

CLAUDINE

Lequeul?

LE CHEVALIER

Le titre de votre gendre me sortirait d'embarras, par exemple^ et moyennant le nom de bru, la cousine guérirait. Je vous ai dit le mal , je vous montre le remède.

BLAISE

Madame , étes-vous d'avis que nous les guarissions?

LE CHEVALIER

Belle - mère , ne bronchez pas ; je me retiens pour votre fille. Ne rebutez pas les descendans que je vous offre, prenez place dans l'histoire.

CLAUDINE, à part.

Queu plaisir! (Uaut.) Oh bian! je nous accordons à tout, pourvu que madame n'aille pas dire que ce mariage n'est pas de niveau avec elle.

Oli , mor^iiienne 1 tout va dv plaiti-pîed ici , il n'y a ni à monter iii h desceudre, voyoz-voiw?

LS CHEVALIER

Cousine, répondex; faites voir la modestie de Tds sentimens.

hT* DAHI).

Puisque vous avez d(^couvert ce que je pensais, je n'en ferai plus de mystère ; je souscris à tout ce qne vous ferez, on sera content de mes manières. Je snts née simple et sans fierté, et votre fils m'a plu; voilà la vérité.

LE CHEV ALIEIt.

Répondez, beau-père.

Page 1