‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 50 sur 315 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

de jour à autre me demander votre dû, je ne Tempèche points je vous remettrons, et pis vous revianrez^ et pis je vous remettrons encore, et par ainsi de remise en remise le temps se passera honnêtement -, v'Ià comme ca se fait.

LE FISCAL

Mais est-ce que vous vous moquez de moi?

BLAISE

Mais, morgue ! boutez -vous à ma place. Voulezvous que je me parde de réputation pour cinquante chëlifs francs? ça vaut-il la peine de passer pour un je ne sais qui en payant? Pargué ! encore faut -il acouter la raison. Si ça se pouvait sans tourne^ au préjudice de mon état, je le ferions de bon cœur, j'ons de l'argent; tenez, en v'ià. D m'est bien j!>armis d'en bailler en emprunt, ça se pratique; mais en paiement, ça ne se peut pas.

LE FISCAL, & part.

Oh! oh ! voilà mon affaire. (HamoU vous est permis d'en prêter, dites-vous?

BLAISE

Oh ! tout-à-fait parmis.

LE FISCAL

Effectivement le privilège est noble, et d'ailleurs il vous convient mieux qu'à un autre ; car j'ai toujours remarqué que vous êtes naturellement généreux.

BLAISE, riant et se rengorgeant.

Eh ! eh ! oui , pas mal , vous tournez bian ça. Faut

loo L'HERITIER DE VILLAGE,

nous cajoler, nous autres gros monsîeurs. Savons en effet (le grands mérites, et des mérite-sbian commrKles; car ça ne nous coitte rien; caiioiuilesliaille,vLpîsje les avons sans les montrer; v'ià toute la çarimooîe.

.le pr»?vois que vous aurez beaucoup de ces vertuslà, monsieur Biaise.

BLA t SE luUuiinc nii pcUl njui< lui IVpaulf -

Ça est vrai, monsieur Le fiscal, ça est vrai. Mais, morçué! vous me plaisez.

LE FtSClL.

Bien de l'honneur à moi.

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