SCENE VI. i
PLUTXJ8,
Oh ! que si*, vous les reconnaîtriez, si vous vouliez.
AKMIDAS.
Dites-m'en les moyens.
PLUTUS
Votre nièce est bien jolie, monsieur Ârmidas.
ARMIDAS.
Eh bien , monsieur ?
Eh bien ! troquons-, reprenez la terre gratis, et je prends la nièce sur le môme pied.
ARMIDAS.
Vous l'avez donc vue ma nièce, monsieur ?
PLUTUS
Oui; il y a quelques mois que, passant par ici, j'aperçus une moitié de visage qui me fit grand plaisir. Je m'en suis toujours ressouvenu. J'ai demandé qui c'était. On me dit que c'était mademoiselle Aminte, mèce d'un homme de bien , nommé monsieur Ârmidas. Parbleu! dis-je en moi-même, ce visage-là tout entier doit être bien aimable. Je fis dessein de l'avoir à moi. Ergaste, mon ami, me dit quelques jours après qu'il venait ici-, je l'ai suivi pour le supplanter*, car il aime aussi votre nièce, et je ne m'en soucie guère, si vous et moi nous sommés d'accord. C'est mon ami, mais je n'y saurais que faire \ l'amour se moque de
Hon ! bon ! la voilà bien lotie, la
AKMIl) AS.
Il se dit {gentilhomme assez comm de s'établir ici. Il est d'ailleurs homi
PLUTIÎS.
Homme de mérite, lui ! Il n a pas
ARMIDAS.
Si cela est, c'est un grand défaut-, aise que vous m'avertissiez. Mais, mo vous demander de quelle profession y
Moi, j'ai des millions de père en principal métier, et par amusement commeroe, qui me rapporte des so râbles, tout cela pour me divertir, dis. Ce gain-là sera pour les menus femme. Au reste, je prouverai sur tal:
* Gentilhomme assez commode. Gentilhomme