SCENE VI. i
Voilà ce qu'on appelle avoir du mérite, de Tesprit et de la taille, qui ne me manquent pourtant pas, ni Tun ni Tautre '. Est-ce que, si vous étiez fille à marier, ma figure romprait le marché? On voit bien que je fais bonne chère *, mon embonpoint fait Féloge de ma table. Vraiment ! si j* épouse mademoiselle Âminte, je prétends bien que dans six mois vous soyez plus en chair que vous n êtes. Voilà un menton qui triplera , sur ma parole \ et puis du ventre ! . . .
ARMIDAS.
Votre humeur me convient à merveille.
PLUTUS
Elle est aussi commode que ma fortune.
ARMIDAS.
Et je parlerai à ma nièce , je vous assure ^ je suis garant qu'elle se conformera à mes volontés.
PLUTUS
Pardi ! un homme comme moi, c'est un trésor.
ARMIDAS.
La voilà qui vient. Si vous le voulez bien, après le premier compliment, vous nous laisserez un moment ensemble, et vous irez vous rafraîchir chez moi en attendant.
■ I^i Vun ni l'autre. Cette locution suppose quHl n'a été question que de deux choses* Ici il j en a trois. î\ aurait mieux valu écrire : Et, Dieu merci, je ne manque d^aucun de cet avantages.
A RM IDA s.
Ma nièce , où est donc le seigni
AMINTE
Il s'est enfermé dans une chamL un divertissement qu il veut me do
PLtJTUS.
Oh ! pour de la musique , madem« apprendra tant, que vous pourrez même.
AMINTE
Ce n'est pas Fusage que j'en veux f sieur n'est- il pas la personne qu'Ei avec lui? Il ressemble au portrait qu
ÀRMIDAS.
Oui, ma nièce, monsieur est un qui, depuis le peu de temps que je déjà donné pour lui une estime toute ]
PLUTUS
Oh! point du tout, je ne suis nn'i
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