‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 203 sur 316 · ACTE I, SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XIII

ABLEQUIN.

Âves-voi» encore de <»t argent jaune ? J'aime celte couieur-là ; elle dure plus ]ong*-tenips qu une autre.

FBÉDÉRIG*

Voilà tout ce qui-me reste.

Bon; ces pistoles-là , c'est pour votre pénitence de m'avoir donné les autres pistoles. Venons au r^stie de la boutique *, parlons des emplois.

FRÉDÉRIC

Mais, ces emplois, tu ne peux les exercer qu'en quittant ton maître.

ARLEQUIN

J^anrai un commis 5 et pour l'argent qu'il m'en coûtera, vous me donnerez une bonne pension de cent écus par an.

FRÉDÉRIC

Soit, tu seras content; mais me promets-tu de te taire?

ARLEQUIN

Touchez là ; c'est marche fait.

FRÉDÉRIC

Tu ne te repentiras pas dé m'avoir tenu parole. Adieu , Arlequin ; je m'en vais tranquille.

ARLEQUIN, le rappelant.

St!st!st! StI

FRÉDÉRIC, reTcnant.

Que me veux-tu ?

▲RLEjQDIN.

Et , à propos , nous oublions cette jolie fille.

FRÉDÉRIC

Tu dis que c'est une guenon.

ARLEQUIN

Oh ! j'aime assez les guenons.

FRÉDÉRIC

Eh bien ! je tâcherai de te la faire avoir.

ARLEQUIN

Et moi , je tâcherai de me taire.

FRÉDÉRIC

Puisqu'il te la faut absolument , reviens me trouver tantôt^ tu la verras. (A p«rt.) Peut -être me le débauchera-t-elle mieux que je n'ai pu fait'e.

ARLEQUIN

Je veux avoir son cœur sans tricherie.

FRÉDÉRIC

Sans doute ^ sortons d'ici.

ARLEQUIN

Dans un quart d'heure je suis à vous. Tenez -moi la fille prête.

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