LISETTE, ARLEQUIN
ABLEQUIN.
JxloN bijou, j'ai fait un^ offense envers vos grâces, et je sais d'avis de vous demander pardon , pendant que j'en ai la repentanoe*
LISETTE
Quoi ! un aussi joli garçon que vous est-il capable d'olTenser quelqu'un?
ARLEQUIlf.
Un aussi joli garçon que moi ! Oh ! cela me confond ^ je ne mérite pas le pain que je mange.
LISETTE
Pourquoi donc ? Qu^avez-vous fait ?
AALEQUlir.
J'ai fait une insolence ^ donnez-moi conseil. Voulez-vous que je m'en accuse à genoux , ou bien sans façon? Faites- moi bien de la honte, ne m'épargnez pas.
Je ne veux ni vous battre ni vous voir à genoux ',
35o LE PRIHCE TRAVESTI,
je me contenterai de savoir ce que vous avez dit.
ARLEQUIN, s*agenoaillant.
M'amie , vous n'êtes point assez rude; mais je sais mon devoir.
LISETTE
Levez-vous donc, mon cher; je vous ai déjà pardonné.
ARLEQUIN
Écoutez-moi ; j'ai dit, en parlant de votre inimitable personne, j'ai dit... le reste est si gros qu'il m'étrangle.
LISETTE
Vous avez dit?....
ARLEQUIN
J'ai dit que vous n'étiez qu'une guenon.
LISETTE
Pourquoi donc m'aimez^yous, si vous me trouvez telle ?
ARLEQUIN
Je confesse que j'en ai menti.
LISETTE
Je me croyais plus supportable; voilà la vérité.
Ne vous ai-je pas dit que j'étais un misérable? Mais, m'amour , je n'avais pas encore vu votre gentil minois.... ois.... ois.... ois....