ACTE T, SCÈNE V
TBIVELIN.
Non , VOUS m'avez piqué ^ je ne vous quitterai point, sans vous faire auparavant convenir que J€ vous suis bon à quelque chose.
Retirez-vous, vous dis-je.
TRIVELIK.
OÙ VOUS attendrai-je ?
LE CHEVALIER
Nidle part.
TRIVELIN
Ne badinons point ^ le temps se passe , et nous ne décidons rien.
LE CHEVALIER
Savez-vous bien , mon ami , que vous risquez beaucoup ?
TRIVELIN
Je n'ai pourtant qu'un écu à perdre.
LE CHEVALIER, & part.
Ce coquin - là m'embarrasse. Il faut que je m'en aille. (Haut.) Tu me suis?
TRIVELl».
Vraiment oui , je soutiens mon caractère : ne vous ai-je pas dit que j'étais opiniâtre?
LE CHEVALIER
Insolent !
TRIVELIN
Cruel !
44a LA FAUSSE SUIVANTE,
LE CHEVALIER
Comment, croel!
TRIVELIIf.
Oui , cruel ; c'est un reproche tendre que je vous fais. Continuez , vous n*y êtes pas ; j*en viendrai jusqu'aux soupirs ; vos rigueurs me Taiinoncent.
LE CHEVALIER, àpart.
Je ne sais plus que penser de tout ce qu'il me dit.
TRIVELIW.
Ah! ah! ah! vous révez, mon cavalier, vous délibérez; votre ton baisse, vous devenez traitable, et nous nous accommoderons , je le vois bien. La passion que j'ai de vous servir est sans quartier ; premièrement cela est dans mon sang, je ne saurais me corriger.
LE G H E VA L I E B , netum U main tar U garde de ton ëpée.
U me prend envie de te traiter comme tu le mérites.
TRIVELIW.
Fi! ne gesticulez point de cette manière-là; ce geste -là n'est point de votre compétence. Laissez là cette arme qui vous est étrangère. Votre œil est plus redoutable que ce fer inutile qui vous pend au côte.
LE CHEVALIER
Ah ! je suis trahie !
TRIVELIN
Masque, venons au fait ; je vous connais.