ACTE lli, SCÈNE 111. r>,.j
marchez \ je veux filer ma quenouille. Je vous arracherais, morbleu, d'entre les mains des médecins, voyez -vous! Poursuivons.
LÉLIO, UnprdnUTCtiumtion.
C'est donc toat de bon ?
LE CHEVALIER
Ne nous amusons point , vousdis-jb; vous devriez être expédi<!. ^
LÉLIO, r«*Bnil.
Doucement, mon ami; expliquons-nous à présent.
LE CHEVALIER, lai HinDi II Diùi.
Je vous regarde comme un lâche si vous hi^silez davantage.
LALIO, 4 part.
Je me suis , ma foi , trompé -, c*est un chevalier, et des plus résolus.
LE CHEVALIER
Vous êtes plus poltron qa'uoe femme.
lélio.
Parbleu ! chevalier , je t'en ai cru une ; voilà la vé^ rite. De quoi t'avises-tu aussi d'avoir un visage à toilette? Il n'y a point de femme à qui ce visage- là n'allât comme un charme f tu es masqué en coquette.
LE CHEVALIER
Masque vous - même ; vite au bois !
LÉLIO
Non ; je ne voulais faire qu'une épreuve. Tu as
Sao LA FAUSSE SUIVAHTE.
I charge Trivelia de donner de l'argent à Arlequin
' ne sais pourquoi.
LE CHEV4LIBB.
I P;irce qu'i^tantseul, il m'avait entendu dire quelque
I chosB de notre projet, qu'il pouvait rapporter ^ la
' coniU'jsé; voilà pourquoi, monsieur....
LÉtIO.
Je ne devinais pas. Arlequin m'a tenu aussi des
f (liscoui's qui signifiaient que tu étais fille ; ta beauté
me l'a Tait d'abord soupçonner \ mais je me rends. Tu
es beau, et encore plus brave; embrassons - nous et
I reprenons noire intrigue.
ILE CHEVALIER
Quand un homme comme mot est en train , il a de la peine à s'arrêter.
I LÉLIO
Tu as encoie cela de commun avec la femme.
LE CBEVALIEB.'
IQiloi qu'il eu soit, je ne suis curieux de tuer personne ; je vous passe votre méprise^ mais elle vaut I tiien ime excuse.
LÉLIO
Je suis ton serviteur, chevalier, et je te prie d'oublier mon incartade.
LE chev&lieh.
Je l'oublie, et suis ravi que notre réconciliation m'ëpargne une affaire épineuse, et sans doute un homicide. Notre duel était positif; et si j'en fais jamais