‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 77 sur 316 · ARLEQUIN» COLOMBINE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN» COLOMBINE

COLOM BI5E, à ptrU

iSattoks - LUI toujours froid. Tous les diamans y sont , riea n'y manque , hors le portrait que monsieur Lëlio a gard^. (AÂrie^in.) C'est un grand bonheur que vous ayez trouvé cela ; je vous rends la boite ^ il est juste que vous la donniez vous-même à madame la comtesse. Adieu ; je suis pressée. -

ARLEQUIN, rarréUnt.

Eh! là, là, là ^ ne vous en allez pas si vite^ je suis de bonne humeur.

GOLOMBING.

Je vous ai dit ce que je pensais de ma maîtresse à regard de votre maître. Bonjour.

ARLEQUIN

Eh bien 1 dites à cette heure ce que vous pensez de moi; eh! eh! eh!

GOLOMBINE.

Je pense de vous que vous m'ennuieriez si je restais plus long-temps.

i3a LA SURPRISE DE L'ÀHODR,

ARLEQUIN

Fi ! la mauvaise pensée ! Causons pour chasser cela; c*est une migraine.

COLOIIBINK.

Je n'ai pas le temps, monsieur Arlequin.

ARLEQUIN

Eh ! allons donc , faut-il avoir des manières comme cela avec moi ? Vous me traitez de monsieur \ cela estil honnête ?

COLOMBINE

Très- honnête : mais vous m*amusez; laissez-mot. Que voulez-YOus que je fasse ici?

ARLEQUIN

Me dire comment je me porte , par exemple ; me faire de petites questions : Arlequin par ci , Arlequin par là ', me demander , comme tantôt , si je vous aime ^ que sait-on? peut-être je vous répondrai qu'oui.

COLOMBINE

Oh ! je ne m'y fie plus.

ARLEQUIN

Si fait , si fait -, fiez-vous-y pour voir.

COLOMBINE

Mon j vous haïssez trop les femmes.

ARLEQUIN

Cela m'a passé ; je leur pardonne.

COLOMBINE

Et moi , à compter d'aujourd'hui , je me brouille

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