SCÈNE IV
LE BERGER
Je me retirerai donc, paisqae c'est vous plaire; mais, pour me consoler, donnez -moi votre main, que je la baise.
SILVIA
Oh ! non ; on dit que c'est une favear , et qu'il n'est pas honnête d'en faire ; et cela est yrai , car je sais bien que les bergères se cachent de cela.
IiE BERGER*
Personne ne nous voit.
SILVIA
Oui ; mais puisque c'est une faute , je ne veux point la faire qu'elle ne me donne du plaisir comme aux autres.
LE BERGER
Adieu donc, belle Silvia > ; songez quelquefois à moi.
SILVIA
Oui, oui.
' Adimi donCf héUe SiUna, Cette aoéne est, pour le fond des sentimeosy fort semblable a ceUe de F Ecole dêsfenunes, oÀ Agnès dëdare naiyement à Arnolphe qu'elle est dans Fimpuissance de Faimer. Mais Molière est plus naturel que MarÎTaux, en ce qu'Ar- Dolpbe est yieuz , et qu'Agnès est amoureuse d'Horace j tandis que SiWia n'a jusqu'ici aucune raison de maltraiter de paroles un jeune et beau berger qui n'a point encore de rival.
so ARLEQUIN POLI PAR L'AMOUR,