‹ OEuvres completes de MarivauxChapitre 30 sur 49 · PREMIÈRE FEUILLE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE FEUILLE

r oici, ami lecteur, ce que c'est que l'ouvrage qu'on 0U8 donne. Un homme d'esprit, très-connu dans le donde, mourut il y a quelque temps. Parmi plusieurs hoses qu'il laissa en mourant à un de ses amis , s'est rouvëe une cassette pleine de papiers. Le défunt, lendant sa vie, n'ayait jamais rien fait imprimer. Xioiqu'on estimât ses lumières, qu'on le sut capable e bien penser, qu'on souhaitât même qu'il mit ses ensées au jour, on ne se doutait point qu'il écrivit n secret, qu'il fût auteur clandestin; il l'était pourant. Cette cassette contenait toutes ses productions, t ce sont eUes qu'on vous donne.

Il n'y en a pas une de longue haleine , et il ne s'alit point ici d'ouvrage suivi. Ce sont la plupart du emps des morceaux détachés , des fragmens de penées sur une infinité de sujets, et dans toutes sortes le tournures; réflexions gaies, sérieuses, morales, hrétiennes, et beaucoup de ces deux dernières; [uelquefois des aventures, des dialogues, des lettres, les mémoires, des jugemens sur différens auteurs; )artout l'esprit d'un philosophe, mais d'un philoso-

phe dont lus rt-llexions se sentent des difT^rens âges par lesquels il a passé. Voili ce que vous allez voir ici dans le style d'un homme qui »5crivait ses pensées comme elles se présenlaient, et qui n'y clierchait point d'autre façon que de les bien voir, afin de les exprimer nettement, sans rien alti^rer de leur simpUcilid brusque et naïve.

Attendez-vous à ce que je vous dis là; tâchez même de vous en faire un spectacle qui n'est pas commun. Jusqu'ici vous ne connaissez presque que des auteuR ipii songent à vous quand ils tScrivent,et qui, à cause de vous, tâchent d'avoir un cerlain style. Je ne dis p^s que ce soit mal iàit ; mais vous ne voyez pas alors l'homme comme II est; la coquetterie des attention: qu'il a sur ce point vous le déguise. Or, il me semble qu'il peut être cuiieux de voir un homme exempt de cette coquetterie. En voici un, et ce n'est pourtant pas un homme toul-à-fait neuf. L'éducation, le commerce du monde, et l'habitude de réfléchir, Tout mis en état de parler et d'être entendu; il s'est façonné à l'école des hommes, et n'a rien pris des leçons de l'amour-propre, c'est-à-dire, de cette envie secrète ([ue les autres écrivains ont de briller et de plaire.

Mais, dites-vous, pourquoi distribuer ces écrits par feuilles , et ne les pas faire imprimer tous en un seul corps d'ouvrage? C'est qu'ils sont en trop grande quantité, qu'il y en aurait pour plusieurs gros volumes, et que l'impression, telle que vous la demandez, seraitd'une dépense trop forte; au lieu que, de la maniera dont on s'y prend, la vente de chaque feuille

(si cette vente est heureuse, sans quoi tout cesse) facilitera Timpression de chaque feuille-, et ainsi de feuille en feuille, on donnera, sans se fatiguer, tout ce qui est dans la cassette.

Il est*vrai qu'en France un ouvrage distribué par feuilles ne paraît pas à son avantage; c'est tenter le jugement des lecteurs que de le produire sous cette forme, c'est l'exposer à être méprise. La feuille semble ne promettre qu'une bagatelle, et n'est souvent que le coup d'essai d'un jeune auteur, de quelque aventurier de la littérature , de quelque petit esprit suffisant, qui se met à rêver dans son cabinet un certain nombre de platitudes, et en compose une brochure pour se régaler lui-même et lui seul. Mais un volume est respectable * , et quoiqu'il puisse ne rien valoir quant à ce qu'il contient, du moins portet - il une figure qui mérite qu'on l'examine , et qui empêche qu'on ne le condamne sans le voir. Car enfin c'est le prendre sur un ton très-sérieux avec le public que de lui présenter un volume; c'est lui dire : Prenez garde à ce que vous allez lire. Et voilà ce qu'on ne lui dit point, quand on ne lui présente qu'une feuille; il semble même qu'on lui dise le contraire,

* Mais un volume est respectable. Nous ayons ddjâ remarque dana t^- le Spectateur la même plaisanterie, pleine de finesse et do raison , ■» sur cette prévention irrëttcchie du public contre les écrits dont le poids matériel n^est pas respectable, A ce propos, nous avons cite le Pamphlet des pamphlets ^ de Paul-Louis Courier, dont on serait ** tenté de croire que quelques-unes des idées ont été empruntées à % Marivaux.

et qu'on le prie de ne la lire que par distraction, cij passant, et quand il ne saura que faire.

Ce n'est pourtant point ce qu'on vous demande | ici, ami lecteur-, ce n'est point en passant que novi vous proposons de lire ces feuilles. Nous ne vous fisons point non plus qu'elles méritent toute votre attentions nous ne les vantons ni peu ni beaucoup; nous vous les donnons seulement. Prenez la peine de voir ce quelles sont; ne les jugez point d'après b forme sous laquelle elles se présentent; n'en attends d'avance ni plaisir ni dégoût; ne les lisez qu'avec 11 simple curiosité de savoir ce qu elles valent ; et alon, suivant ce que vous en penserez, estimez-les, ou laissez-les de côté.

Commençons. Voici ce que contiennent les premiers papiers que nous trouvons à l'ouverture de h cassette ; car nous les tirons au hasard , et ce sera toujours de même.

§ Allez dire à une femme que vous trouvez aimable et pour qui vous sentez de l'amour : Madame, je voos désire beaucoup; vous me feriez grand plaisir de m' accorder vos faveurs; vous l'insulterez, elle vous appellera brutal. Mais dites-lui tendrement : Je vous aime, madame; vous avez mille charmes à mes yeux; elle vous écoute, vous la réjouissez, vous tenez le discours d'un homme galant. C'est pourtant lui dire la même chose; c'est précisément lui faire le même compliment. Il n'y a que le tour de changé ; et elle le sait bien, qui. pis est.

Non, me répondrez -vous, elle ne le sait pas; elle

ne Tentend pas ainsi. Et moi je vous dis qu'elle ne saurait Tentendre autrement, et que je défie de s'y tromper. Rien de ce qu'il y a de grossier dans ce je a}Ous aime, ne lui échappe. Vous dirai-je plus ? c'est ce grossier même qui fait le mérite de la chose , et qui rend la déclaration si piquante et si flatteuse ; elle n'est de conséquence qu'à cause de cela. Cette prude n'en baisse les yeux , ou n'en parait effarouchée, que parce qu'elle est au fait. Cette dévote ne rougit, ne s'enfuit, ou ne se fâche, que parce qu'elle est aussi instruite. Et cette femme s'y méprend-elle, dites-moi, elle qui en redouble de minauderies, pour en avoir plus de charmes ? N'est-ce pas en l'honneur de la chose qu'elle se rend les yeux tantôt si doux , tantôt si vifs ? Que veut dire cette autre , quand eUe ôte son gant pour vous montrer une main qu'elle a le bonheur d'avoir belle? Si elle ne vous entend pas, que vient faire là sa main ?

Je le répète encore , toute femme entend qu'on la désire quand on lui dit : Je vous aime^ et elle ne vous sait bon gré de ce compliment, qu'à cause qu'il signifié : Je vous désire. Il le signifie poliment , j*en conviens. Le vrai sens de ce discours -là est impur ^ mais les expressions en sont honnêtes, et la pudeur vous passe le sens en faveur des paroles. Quand le vice parle, il est d'une grossièreté qui révolte^ mais qu'il parait aimable , quand la galanterie traduit ce qu'il veut dire !

Toutes ces traductions n'épargnent que les oreilles d'une femme ^ car son âme n'en est pas la dupe. Je

brûle d'amour pour vous, par exemple; c'est ce qu'on tlil lous les jours, c'est ce qu'on chante, c'est ce qu'oa éct'n. Comment i'erait-on pour exprimer cela , sans le diclionnaire de la galanterie? Aussi ne puis-je m'empêcher de rire en moi-même , quand je vois une femme se scandaliser de quelques mots hardis qu'on lui adresse; ce n'est qu'iine traduction qui l'ofTense. J'avoue pourtant qu'il faut être bien libertin pour ne pas prendre la peine de traduire, quand on n'y perd rien, et que la vertu s'en contente.

^ De toutes les façons de fairecesser l'amour. Il plus sûre, c'est do le satisfaire.

§ De toutes les indiflïfrences que peut essuyer nnc femme, la plus humiliante pour elle, c'est l'indllfi^ rence d'un homme qui liiimait, et dont elle a fait cesser l'amour.

S Un jour, à la campagne, on s'tîtait long -temps entretenu de contes de fées dans une nombreuse compagnie. On avait parlé de toutes les qualités dont elles douaient un enfant nouveau-nc', quand elles en aimaient la mère. Unejetine dame près d'accoucher, et un peu bel-esprit, se frappa l'imaginalion de ce qu'on avait dit li- dessus; et voici en conséquence le rêve qu'elle fit la nuit suivante. C'est elle - même qui me l'a raconte.

Je rêvais, dit- elle, que j'allais accoucher, et, par je ne sais quelle puissance invisible, je me sentis légèrement transportée danj ïapj^aitement du monde le plus brillant. Un côté de cet appartement n'était pourtant garni que de petits tiroirs, mais si jolis , si

m travaillés , qu'il n'y avait point d'ornement pareil :ela. Je regardais cette singularité , quand je vis en- T une femme d'un air majestueux , qui s'approcha

moi , et me dit en souriant : Je suis fée ; j'ai lu dans fond de ton cœur, hier, pendant qu'on t'entrete^ it des dons que nous pouvions faire aux enfans nt nous chérissons les mères. Tu souhaitas que les is ne fussent pas des contes en l'air , et que l'une ^Ues voulût douer l'enfant que tu vas mettre au ir; je pénétrai ta pensée, je te sus bon gré d'avoir uhaité que nous existassions. Nous existons en effet, je viens te récompenser de l'attention avec laquelle

écoutais ce qu'on te disait de nous. C'est moi qui li fait transporter ici.

Tu fais cas de l'esprit, tu en as toi-même, et j'ai mêlé aussi que tu voudrais que ton fils fût doué de tte qualité. C'est moi qui la donne ; je parle de la lalité d'esprit la plus estimable ; car il y a des sortes esprit que je ne donne pas. Toutes les sortes en sont mtenues dans les tiroirs que tu vois. Chaque tiroir sa fée qui en dispose. Je préside au premier ; il conent, aussi bien que les autres, une poudre que nous isons respirer à l'enfant nouvellement né. La poudre e mon tiroir est celle du bon esprit , de l'esprit sage , i en même temps de l'esprit sublime ^ car il n'y a de iblimité que dans les bons esprits. Veux-tu de cette oudre-là pour ton fils ? Car c'est un homme que tu as mettre au monde. Dès que tu seras déterminée, 1 accouches^ et dans l'instant, j'emploie ma poudre.

Au reste, je t'avertis d'une chose-, c'est que, tout

sage, toat estimable, tout grand et sublime qae soît l'esprit dont j' offre de douer Ion fils, ce ne sera pas l'esprit ni le plus brillant, ni le plus estimé, ni qui fera le plus de iracas parmi les hommes. Il est trop raisonnable pour cela, et ce n'est pas la raison qm fait le plus fortune chez eux ; elle ne les amuse pas assez, elle se refuse à tout ce qui nuit, elle ne fait At mal à personne. Eh ! qui est-ce qui en ferait mieut qu'elle, si elle voulait? Mais elle est paisible, généreuse; en un mot, elle n'a ni malice ni ëtourderie, et il n'y a que ces deux choses-là qui divertissent la hommes. C'est toujours à leurs dépens qu'il faut avoir de l'esprit, quand on veut rendre son esprit extrômenient célèbre. En revanche, l'homme qui obtient ainsi le plus de célt^brilë, n'est jamais dans le fond qu'ud assez petit esprit, qui ne se connaît point en gloire, et qui, pressé pourtant d'en avoir, mais peu délicat sur le choix, court à la fausse, c'est-i-dire, à la première venue, qu'il ne distingue pas de la véritable. Vois donc à présent si tu t'en tiens aux faveurs que je destine à ton fds. Veux-tn qu'il soit un grand esprit, au hasard de briller ou moins ou plus tard, et toujours plus diilîcilement que le petit esprit? Prononce.

 ces mots, me dit cette dame qui me contait son rêve, j'hésitai à prendre mon parti. Ce fracas , qu'on ne promettait pointa Pespritde mon fils, me paraissait pourtant bien considérable et bien séduisant. Enlin je ne me déterminais point. Qu'en aniva-t-il?Que ma fée, sans doute indignée de me voir hésiter, dis-

parât, et qu'à sa place je me trouvai entourée de cinq ou six autres fées , tenant chacune à la main un de ces petits tiroirs dont je vous ai parlé.

Les fées s'approchèrent, ne me disant mot, et me montrant seulement leurs tiroirs , sur chacun desquels * était un petit écrit, en guise d'étiquette, pour désigner ce qu'ils contenaient. Sur le premier tiroir étaient ces mois : Poudre de Fesprit de bagatelle, autrement dit, de r esprit frivole.

Esprit de bagatelle! m'écriai-je -, est-ce là un présent ? Comment Psi c'en est un! me dit la fée qui tenait le tiroir , si c'en est un 1 Le don d'homme à bonnes fortunes, le mérite de bon convive , le don des petits vers, des chansonnettes, et une infinité d'autres menus avantages de cette force y tiennent *, et rien ne met un homme dans une si aimable posture , que l'esprit que je te présente.

Je ne répondis rien, et je portai les yeux sur un autre tiroir, dont je remarquai qu'on avait effacé la moitié de l'étiquette. Voici tout ce qu'on y lisait , et cela n'apprenait rien : Poudre alchimique de Ves^ prit,... On ne pouvait lire le reste.

D'où vient, madame , qu'on a rayé la définition de cet esprit-ci? dis-je à la fée. Que cela ne t'arrêle pas , me répondit-elle 5 je vais te dire la vérité. C'est la raison qui a fait les étiquettes de toutes les sortes d'esprit renfermées dans nos tiroirs 5 et la définition qu'elle avait donnée de cet esprit-ci m'a paru de si méchante humeur , que j'ai trouvé à propos de l'effacer. Si je % l'avais laissée, il n'y aurait point eu de mère qui eût 9- ^4

3^o LE CABINET

voulu de ma poudre pour aon fils, e( c'eût ëté grand dommage assari^mcnt; car, malgrt^ totil ce que la raison en pense , c'est par le moyen de cette poudre qu'on acquiert la réputation la plus rapide et la plus • bruyante.

Eti! pourquoi donc, dls-je alors, la raison en faitelle si peu de cas,etra-t-el]etant maltraitée dans l'étiquette? C'est, me répondit-elle, que la raison est trop diilicile, et qu'elle n'estime que ce qui lui semble di|^ne d'elle. Mais encore une fois, que cela ne le rebute pasj pi-enils ma poudre, si tu veux assurer de la gloire à ton fils pendant sa vie.

Qu'appelez-vous, pendant sa vie? repartis-je. Estce que cette gloire ne loi survivra pas? Oh! me ditelle, tu m'impatientes; cherche ailleurs des gloires qui survivent. Tu n'en sais pas le défaut de ces gloires-là. Apprends qu'on n'en jouit souvent qu'à la fin de ses jours, comme qai dirait à l'articlede la mort. C'est un trésor d'avare ; il n'y a que les héritiers qui en profitent. Si tu veux l'immortalité pour ton fUs, je n'ai pas ce qu'il te faut.

L'esprit que vous distribuez, lui dis -je alors, est sans doute celui dont m'a parlé la première fée que j'ai vue. Je m'en accommoderais volontiers , madame ; mab ces licences qu'il prend, qui divertissent les uns et qui chagrinent les autres , ce goût qu'il a pour une célébrité Êicile à obtenir, je n'en voudrais point. Aussi bien n'y a - t - H pas grand mérite à briller de cette façon-là. Mais si vous pouvez lui ôler les mauvaises qualités que je vous dis , sans retrancher de sa

valeur et du bruit que rous dites qu'il fait, je lui donne la préférence.

Apparemment que ce que je demandais était impossible, et que Tesprit en question ne pouvait se soutenir que par ses défauts^ et par la malice des hommes ; car on ne me répondit rien. Toutes mes fées disparurent ' comme avait fait la première ; et je me retrouvai dans ma chambre, où je me réveillai.

§ Il y a des gens qui se damnent , dans la seule crainte du ridicule qu'il y a dans le monde à vouloir se sauver. Croirait - on qu'à respecter les idées des hommes , il serait plus honteux dans le monde d'être converti que d'être un fripon ? Le monde ne veut ni qu'on se donne à Dieu , ni qu'on le quitte.

Achetez -moi, dit la vie étemelle aux chrétiens, par le sacrifice de cette vie passagère. Achetez ma durée, dit la vie passagère, par le retranchement d'une infinité de plaisirs qui m'abrégeraient^ achetez mes douceurs par le sacrifice de cette vie étemelle. L'éternité et le temps parlent donc le même langage, et il n'est question que de sacrifices dans la vie. Sacri-

' Toutes mes fies disparurent. Ce conte de fées, heoreasemeot irés-court, est ane Douvelle preuve du goût qui rëgowlau dix-huitiéine siècle. On se plaisait quelquefois alors à k>evétir de formes allégoriques les idées les plus communes et les plus usueUes; cette mode conTenait à une socie'té frivole. Aujourd'hui c'est tout le contraire. On procède en tout par déductions rigoureuses, et on fait, comme on dit, de la science à tout propos. Lequel a tort , du dix-hnitième si^le bu du nôtre? Tous les deux, répond la raison, ennemie de n'importe c(uel excès. Medio tutissimus ibis.

fiez-moi voire liberté, dit la cour, dit le prince, dit ce seigneur, dit cet emploi , dit cette femme; sacrifiez-moi votre sanlii , disent ces plaisirs ; sacrifiez-moi ces plaisirs , dit la sanlé -, votre honneur, dit la fortune ; votre fortune , dit l'hoBoeur; partout ce ne sont que sacrifices.

Il y eu a un si beau , qu'il en impose à ceux même qui n'en sont pas capables-, c'est le sacrifice du vice à la vertn, du crime à l'innocence, de l'improbitc' àson contraire. Chaque homme en particulier a besoin que tout homme avec lequel il vit fasse en sa faveur ce dernier sacrifice. Voilà ce qui rend un tel sacrifice bien respectable ; voilà ce qui le met bien au - dessus de la raillene. Or, ce sacrifice fait déjà plus de ia moitié de la religion. Le reste de cette religion , ce sont ses mystères qu'il faut croire ; et c'est là que cette religion crie à son tour : Sacrifiez-moi , non votre raison , mais les raisonnemcns d'un esprit si borné , qu'il ne se connaît pas lui-même.

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