SCÈNE V
LA FORTUNE sur sod troue; LA SUIVANTE de la Fortune,
LA CUPIDITÉ, LA VERDURE, une troupe de courtisans de
la déesse.
LA SUIVANTE
Déesse, fera-t-on approcher tous les étrangers qui sont venus vous demander votre secours ?
I PORTrtIB.
Qu'il)) paraiMPiil.
Mudaoïe...
Tuiseï-voug; vous manqueiE île respect  ta décstK; il est trop (aniilier de s'adrosser directement à elle. Jo votit iiilerrogerat , voiu me répondrez, et la décosc 4écidcn. <^'c8t ainsi i{ue cela se pratique ; apprenez la cvrcmuiiio-
LA VEB.Ui:ftS, uliiu,.
Je supplie sa majesté de pardonner .i l'ignorutiiv île son très-humble sujet.
Vous n'êtes pas non plus dans une posture aMex soumise; oti ne parait qu'en esclave devant elle. A genoux, La Verdure , k genoux.
L* VEIDVSB.
M'y TOÏià.
Ll rOKTDNK, dnhiuldeKHIrAac.
Jiiterrogcz'le avec bonté ; je suis volontiers lavoiable aux mortels de son espèce ; j'ai un faible pour eux. Je trouve celui-ci un joli garçon ; il a je ne sais quoi d'ardent «t rie hardi dans la physionomie qui me platt. Son ajustepient même est de mou goât: cet habit-là me gagne.
Ah I madame* mon habit, ma physionomie et moii nous sommes tous trois bien honorés de vous plaire, et ' votre hauteste me traite d'une manière... LÀ scivàme.
Paix , vous dis-je , et à geuoi^.
DU PHILOSOPHE. 4ii
LA VBRDUAE.
Excusez mon transport.
LÀ POATUITB.
Passez-lui quelque chose ; je ne me pique pas d^étre si fière avec lui.
LA VEIDUAB, charme.
Ah ! ah !