‹ OEuvres completes de MarivauxChapitre 40 sur 49 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LA FORTUNE sur sod troue; LA SUIVANTE de la Fortune,

LA CUPIDITÉ, LA VERDURE, une troupe de courtisans de

la déesse.

LA SUIVANTE

Déesse, fera-t-on approcher tous les étrangers qui sont venus vous demander votre secours ?

I PORTrtIB.

Qu'il)) paraiMPiil.

Mudaoïe...

Tuiseï-voug; vous manqueiE île respect  ta décstK; il est trop (aniilier de s'adrosser directement à elle. Jo votit iiilerrogerat , voiu me répondrez, et la décosc 4écidcn. <^'c8t ainsi i{ue cela se pratique ; apprenez la cvrcmuiiio-

LA VEB.Ui:ftS, uliiu,.

Je supplie sa majesté de pardonner .i l'ignorutiiv île son très-humble sujet.

Vous n'êtes pas non plus dans une posture aMex soumise; oti ne parait qu'en esclave devant elle. A genoux, La Verdure , k genoux.

L* VEIDVSB.

M'y TOÏià.

Ll rOKTDNK, dnhiuldeKHIrAac.

Jiiterrogcz'le avec bonté ; je suis volontiers lavoiable aux mortels de son espèce ; j'ai un faible pour eux. Je trouve celui-ci un joli garçon ; il a je ne sais quoi d'ardent «t rie hardi dans la physionomie qui me platt. Son ajustepient même est de mou goât: cet habit-là me gagne.

Ah I madame* mon habit, ma physionomie et moii nous sommes tous trois bien honorés de vous plaire, et ' votre hauteste me traite d'une manière... LÀ scivàme.

Paix , vous dis-je , et à geuoi^.

DU PHILOSOPHE. 4ii

LA VBRDUAE.

Excusez mon transport.

LÀ POATUITB.

Passez-lui quelque chose ; je ne me pique pas d^étre si fière avec lui.

LA VEIDUAB, charme.

Ah ! ah !

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