HUITIÈME FEUILLE
Suite du Voyageur dans le Nouveau Monde.
h. est vrai que ce ne sont pas là positivement les expressions dont il se servit-, mais je rapporte sa pensée; et voilà pour le moins ce qu'il dit, ou ce qu'il voulait dire.
Tu ne ressembles que de visage à ce jeune oSider que je connais , dis-je en moi-même ; mais tu ne penses pas comme lui, il n'est pas si vain que toi. Et il est certain que celui que j'avais vu à Paris, portant la même physionomie , ne m'avait jamais paru si fat que cet bomme-cî. J'avais bien entrevu quelquefois qu'il croyait en valoir un autre; mais de cette bonne opi" nion de lui-même, si ridicule et si grossièrement d<iclarée, je nel'en avais jamais soupçonné capable.
Cependant je n'avais encore rien répondu. Je regardais cet homme-ci comme un étranger, et j'avais de la peine à me conformer à la méprise où je croyais qu'il tombait à mon égard. A la fin, pourtant , je fls comme mon guide m'avait recommandii de faire en pareil cas, et je me mis à lui parler comme au jeune bomme que je connaissais, mais auquel, à mon avis, il ne ressemblait que de figure. Aussi le traitai-je à