‹ OEuvres complètes de MarmontelChapitre 25 sur 117 · LIVRE IX. gi · texte numérisé non relu

LIVRE IX. gi

allicms faire. Jerépoiidi»loyalemeiftW|«ie|earoy«s tous les vœux réunis en faveur de Bf^<}àigiiy et de Beauzée. Le mareblial , qui ^tail venu bous joindre , se fit explîquiôr le mérite littéraire dé ^esaaessieurs , et après m'avdir entendu : « £k bien y ^t^il y voilà deux hommes estimables ; il ikutbous réuAÎr pour eux. — - Ptusque telle est votre intention , fui dis -je , monsieur le mxeé* clial y voulez^vous permette que î'atUe en m* struire Tâcadëmie ? Ce s^nt des paroles de piéx quVUe entendra avec plaisir. — AUea , me dit-il y et prenesb dans la cour Tuli de mies cavrosacs ç nous vous Suivrons de prèâ. )>

« Mon anûv» dis- je à d'Aleknbert y ils viennent se réunir a nous ; le maréchal vous fait les avancés de bonne grâce 5 S faut le recevoir de mteie* v Ea effet , il {tttl»en reçik ^ Télecii^n fut uooaniDie ; et <, depiûs ee )0<wr-là )iis^'à sa inort , il eut pour moi mille bontés. Amài ses portefenÛes furent à mst disposition.

J'avais en même tem^^ , powp le» afiaire» dé la régence , le manuscrit e^giniil des inémcnve^ de Saiilt - Simon ^ que V^m m'avait permis de tirer du dépôt des affaires étrangères y es dont )e fis d^amples extraits ; mais ces extraks et le dépouillement des dépêches et des iirié9JM)îtes qi» mie venaient en foule y aurajent été Mentèt anssi ennuyeux i|ue fetigabs pour moi , si îè n'av^e pas eu, par intervalle , quelque oecupacian Ih^^ térai^ moins péniMe ei plus de iiiontgèut. L^eu^

treprise d'un supplément de l'f'mfcJb^^^ s ^^^ quatre volumes ià - fslso ^ me prvcvra ce dâao-' sèment.

n faut savoir qu'après la pid>lieatioii du sép^ tième volume de VSncfciapédie , la suite «7»it

été interrompue par un arrêt du parlement , on n*y avait travaillé qu'en silence et entre un petit nombre de coopërateurs dont je n'étais pas. Un laborieux compilateur , le cbevalier de Jauf our, s'était chargé de la partie littéraire , et Favait travaillée à sa manière , qui n'était pas la mienne. Lors donc qu\i force de constance et de sollicitations, Ton obtint que la totalité de l'ouvrage fût mise au jour , et que le projet du supplément eut été formé , l'un des intéressés , Robmet , vint me voir , et me proposa de reprendre ma besogne où je l'avais laissée. « Vous n'avez , me dit-il, commencé qu'au troisième volume ; vous avez cessé au septième \ tout le reste est d'une autre main. Pendent opéra interrupta. Nous venons vous prier d'achever votre ouvrage. »

Comme j'étais occupé de l'histoire , je répondis M qu'il m'était impossible de m'engager dans un autre travail. —-Au moins , me dit-il , laisseznous annoncer que , dans ce supplément , vous donnerez craelques articles. — Je le ferai , lui dis-je , si } en ai le loisir *, c'est tout ce que je puis promettre. » Quelque temps après il revint à la charge , et avec Im le libraire Panckouke. Ils me dirent que , pour mettre en règle les comptes de leur entreprise , il leur fallait savoir quelle serait , pour les gens de lettres , la rétribution du travail , et qu'ils venaient savoir ce que je voulais pour le mien. « Que puis-je demander , leur dis-je , moi qui ne promets rien , qui ne m'engage à rien ? — ^Vous ferez oour nous ce qu'il vous plaira , me dit Panckouke \ promettez seulement de nous donner quelques articles , et qu'il nous soit permis d'insérer cette promesse dans notre prospectus ; nous vous don^

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