I^O M£MOIRE
hommes et des choses , et à se faire un amusement du devoir de régner , Maurepas eût été , sans aucune comparaison , Thomme qu^on aurait dû choisir. Peut-être avait-on espërë que l'âge et le malheur auraient donné à sou caractère plus de solidité) de consistance et d^énergie ; mais, paturellemeut faible, iadolent, personnel; aimant ses aises et son repos \ voulait que sa vieillesse fût honorée, mais tranquille; évitaînt tout ce qui pouvait attrister ses soupers ou inquiéter son sommeil ; croyant à peine aux vertus pénibles , ^t regardant le pur amour du bien public comme une duperie ou comme une jactance ; peu jaloux de donner de T^clat à son ministère ^ et faisant oonsister Tart du gouvernement à tout mener sans bruit , en considtant toujours les considéui«tions plutôt que les principes , ^urepas fut dans SSL vieillesse ce qu il avait été dans ses jeuiies aiv pées y un homme aimable , occupé de Idkméme ^ ^ un ministre courtisanu
Une attention vigilante à conserver son ascen'*dant sur Tespiit du roi et sa prédoDÛnance dans les conseils le rvendajeat ais^nent jaloux des jchoix même qu'il avait faits , et cette inquiétude ^tait la seule passion qui dans son âme eut d& l'activité. Du reste , aucun ressort , aucune \w gueur de courage , i;ii pour le bien , ni pour le mal; de la faiblesse sans bonté, de la malice sans noirceur i des r^sentimens sans^colëre, Tinsour ciance d'un avenir cpiine devait pas être le sien^ peut-être assez sineèremenjt lai volonté du bien public , lorsqu'il pouvait le procurer sans risque pour lui-^même ; mais cette volonté aussitôt re<froidie , dès qu'il y voyait compromis ou son crédit , où ^n repos : tel fut jus^p'à la fif> k