‹ OEuvres complètes de MarmontelChapitre 66 sur 117 · LIVRE xin. 25l · texte numérisé non relu

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les entretiens, comme dans lès écrits, la cause du peuple était plaidée avec chaleur et véhémence.

Dès l'ouverture de rassemblée des notables , dans le comité que ilfo7X5Îettr présidait , le prince de Conti dénonçant ces écrits dont la France était inondée : <c Veuillez, Monsieur ^ avait-il dît, représenter au roi combien il est important pour la stabilité de son trône , pour les lois et pour le bon ordre, que tous les nouveaux systèmes soient proscrits à jamais , et que la constitution et ses formes anciennes soient maintenues dans leur intégrité. » Si Necker avait été frappé de cette prévoyance comme il aurait dû l'être , il n'eût pas fait répondre par le roi que cet objet n'était pas l'un de ceux pour lesquels il avait assemblé les notables.

Toutes les villes du royaume s'occupant de l'objet des députations , on y faisait valoir , en faveur du tiers état , non-seulement le droit des neuf dixièmes de la nation , en concurrence avec les deux vingtièmes , mais le droit plus incontes^ table que donnait dans l'état à cette classe laborieuse l'importance de ses travaux. Brave et docile dans les armées , infatigable dans les campagnes , industrieuse dans les villes ^ sûreté , ri^ chessé , abondance , force , lumière , jouissance de toute espèce, tout venait d'elle; et à cette classe productrice et conservatrice de tous les biens , im petit nombre d'hommes , pour la plupart oisi& et richement dotés , disputaient le droit d'être admise en nombre égal avec leurs députés dans le conseil national ; et , pour la tenir subjuguée , ils se seraient arrogé sur elle l'étemel ascendant de la pluralité. C'était ainsi que le$ sociétés populaires s'animaient elles«-

mèœiefl à fl^endre leurs droits ; et eetxe liberté joaissmile , <|ti'il ettt été aussi aëcessaire que di£fidSe de réprimer , gagnait tous les esprits*

Vînt e];i&i le moment 4m des opinions de Tas* semblée des notables , et des réclamations des villes et des provinces du royanme , il fallut que le roi fiormàt une résolution. Ce fiit Td^jet du conseil d'état du 27 décembre 17 88. N«oker y fit le rapport des apimeoB des bureaux sur les points les plus in^ortams , singuMërem^it saar le nombre des doutés pour chacun des trow ordres ^ et après avoir mis dans la balance les autorité, les exemples 9 les réflexions , lesmotife pour et coDive., donnant lui-rméme son opinion : :« Je pense , dit-il , que le roi peut «t doit ap«peler aux états généraux un nombre de députés éa liers état égal au nombre des doutés des deux autres ordres réunis , non pour forcer , comme on pourrait le craindre , la délibération par tète, mais pour satisfaire le ^œo général 0t -raisonnalde des communes de son royaume, i»

Xi'avis de Vedsi&c fiit jcelui du conseil , et le roi décida qu^on y con£>rm^ait les 'lettres de con* vocation. Ainsi , «ur rarticle essentiel , Necker parut n'avoir consulté les notables que pour s'ai;H toriser de leur opinion si «lie était favorable au peuple , ou pour la rejeter si eHe ne Tétait pas y et pour donner le temps à celle des provinces de se déclarer hautement.

Mecker ne dissimule point quMl souhaitait de voir établir, et d'une manière onrable , un juste rapport entre les revenus et Jes dépoises de l'état , un prudiBUt emploi du crédit , une égide distribution desimpècs , unplan^néral dei>ienr. •£ûsance , un. système éclairé de législation ; pav<-

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