LIVRE xîr. ^5y
de rame, Texpres&ion simple et sensible dont il prononça le discours que je vais transcrire. .
« Messieurs , ce jour que mon cœur attendait depuis Icmg-temps est enfin arrive , et je me vois entouré des représentans de la nation à laquelle )e me fais gloire de commander. Un long intervalle s'était écoulé depuis la dernière tenue des états généraux; et, quoique la convocation de ces assemblées parut être tombée en désuétude , je n'ai point balancé à rétablir un usage dont le royaume peut tirer une nouvelle force , et qui peut ouvrir à la nation une nouvelle source de bonheur.
» La dette de Tétat , déjà immense à mon avènement au trône , s'est encore accrue sous mon règne; une guerre dispendieuse, mais bonorable, en a élé la cause *, Faugmentation des impôts en a été la suite nécessaire , et a rendu plus sensible leur inégale répartition. Une inquiétude générale, un désir inunodéré d'innovation , se sont emparés des esprits , et finiraient par égarer totalement les opinions , si Ton ne se hâtait de les fixer par une réunion d'avis sages et modérés.
» C'est ,dans cette confiance, messieurs, que je TOUS ai rassemblés , et je vois avec sensibilité qu'elle a déjà été justifiée par des dispositions que les deux premiers ordres ont montrées à renoncer à leurs intérêts pécuniaîres. L'espérance que j'ai eue de voir tous les ordres réunis de ^entimens concourir avec moi au bien général de l'état ne sera point trompée. •
)> J'ai déjà ordonné dans les dépenses dçs retranchemens considérables. Vous me présenterez à cet égard des idées que je recevrai avec