LIVRE XT. Hj
lui des grandfi db^ts ilutilité publique , le roi voulait :que. toutes les lois ^Ul aurait sanctionnées dans.laiftiineiactuelle des états ne pussent famais' être changées sans: le coQsetitement des ordres, réunis. -Seulementià Picard de' là force publique 9 iprotectricé de Tordre et de la sûreté, soit au^ dedans^ soit au: dehors^ il déclarait expressément rqu*]! voulait conserver en son entier, et sans la moindre altération , Tinstitution de Tarzuécy} ainsi que toute autorité de police et de discipline surle militaire , telle que ks monarques français en avaient constamment joui.
Si' les états avaient voulu devoir au roi une monarchie réglée et tempérée, le roi la leur donnait 'y mais ils ne croyaient pas digne d'eux delà tenir de lui; et, quc^e que fût la nouvelle constitution qu'ils n avaient pas méditée encore , ils entendaient qu'elle fût leur ouvrage et non pas un Uenfait du roi. Ainsi toute l'attention des esprits se porta sur la partie de la déclaration qui rappelait le pouvoir arbitraire. Ce qu'on y avait a)Outé de plus doux et de plus sensible fut regardé comme un appât pour amorcer l'obéissance , et comme un faible et vain palfa'atif à des aetes de despotisme que le roi venait exercer.
Les communes furent surtout blessées de cette conclusion du roi, lorsque , prenant lui-même la paroTe , il dit :
«Vous venez , messieurs, d'entendi^ le resul* tat.de mes dispositions et de mes vues. Elles sont conformes au vif désir que j'ai d'opérer le bien .public ; etsi , par mie fatalité qui est Idln de ma pensée , vous m'abandonmez da^s une si belle entreprise , aeul je fierai le bien de mes peuples ^ Mul je me considérerai comme leur véritable ce^
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présentant, et connaissant vos caliiers, connais* sant Taccord parfait qui existe entre le vœu le
})lu5 général de la nation et mes intentions biendisantes, j^aurai toute la confiance que doit inrspirer une si rare harmonie, et je marcherai vers le bût aumiel je veux atteindre avec tout le courage et la fermeté que je dois avoir.... C^est moi jusqu^à présent qui fais tout pour le bonheur de mes peuples , etu est rare peut-être que Tunique ambition d'un souverain soit d'c^tenir de ses sujets qu'ils s'entendent enfin pour accepter ses bienfaits. »
Ce ton d'autorité , ces mots de som^erain , de sujets , de bienfaits , parurent ofiensans pour des oreilles républicaines 9 et , quand lexoi finit par ordonner aux trois ordres de se retirer chacun dans leur chambre , la résolution tacite des communes fut de ne pas lui obéir. Ainsi fut perdu, tout le fruit des bonnes volontés du roi , et la discorde s'accrut dans une séance destinée à Tétouffer.
La séance finie, les communes, dans unsilence respectueux , mais sombre , laissèrent l'ordre de la noblesse accompagner le roi., et se tinreiit dans cette salle, qui, dès ce moment, fut la leur. Inutilement de la part du roi leur ordonna-t-on d'en sortir. Là même et sur-le-champ il fut résolu de persister dans leurs précédens arrêtés , et celui-ci fut pris tout d'une voix. En même temps on décréta que la personne des députés serait inviolable , qu'aucun d'eux , pour ce qu'il aurait dit ou fait dans l'assemblée , ne pourrait être poursuivi, arrêté, détenu par le pouvoir exécutif , ni durant, ni après la ses»on \ ce décret déclarant infâmes et traîtres envers la partie les