LITRE XV
auteurs, instigateurs ou exécuteurs de pareils at^ tenlats. On y ajouta que , durant la session y la personne des députés serait à Tabri de toute
;>oursuite criminelle et même civile, à moins que 'assemblée ne fit cesser Texemption. L'avis en fut ouvert par Mirabeau , homme intéressé plus que personne à mettre une bairière entre les lois et lui.
Un peuple nombreux, envoyé de Paris à Versailles , avait environné la salle des états durant la séance royale. Il l'entourait encore lorsqu'on, lui appnt que Necker allait demander sa retraite. Ce bruit était fondé.
Le roi, frappé d'étonnement de n'avoir pas vu à -sa suite le ministre des finances , et plus surpris encore de ne pas le trouver dans le palais à son retour, avait demandé avec inquiétude à Montmorin si Necker voulait le quitter ; et Montmbrin lui ayant fait entendre qu'ule croyait, le roi l'avait chargé d'aller lui dire qu'il l'attendait.
Ce fut à sept heures du soir , dans le moment où Necker était^enfermé seul avec le roi, que le peuple inonda les cours et l'intérieur du palais , en criant que* le roi était trompé , et que le peuple redemandait M. Necker.
L'entretien du roi avec son ministre dura une heure entière. Lé peuple en attendit l'issue* Enfin il vit partir le roi pour Trianbn , sans le saluer de ce cri de wVe fe roi ! qu'il méritait sî bien*, et l'instant d'après, il vit Necker descendre l'escalier et monter dans sa chaise. Ce fut pour lui qu'en ce moment éclatèrent les vœux et lès bénédictions. On a reproché au ministre d'avoir voulu jouir de sou triomphe , et il est vrai qu'il y aurait eu de» l'insolence , s'il y avait eu de l'in-»-
^rj9 MÉMOIRES.
te&tion ; mais quoique ^ pa^ les galeries, Necker put retounier modesteioeiit ches lui sans se montrer au peuple, il y a. eu, ce me semble, trop;de rigueur à lui faire un crime ^detilaiiofir pas eu pour le roi cette respectueuse rattenticm*
Neckar,. assailli par la recomiaîssancedaptu-^ pie et par. ses applaudissemenst^ aceorapagae jusqu'à son hôtel que la même foule investit^ n Y fut pas plust&t:arrivé ^ q^^îly vit accourir^ non pas une dépuutionderissmnbléQvXinift Fassem^ blée entière , .qui , sorpressapt autans de. bû^, le suppliait,, au. nçaa de* la? patrie ^ au nom dit roi lui-même , au nom du salut de^ Télat,. dene^paA les abandxwmer. Ce n'fétaitlà.qu^Uftjeudeâhéètie pour.rendroleparti.roysdi^te.odieuit ; etledes.»^ sdn.d'auéantirlexninistrelui-fiiiène^ s^il notait pas voué au parti p<>pnlaiFe ^ m'en létait paj^-moias pris.dan^i Je -conseil delà &ot»9Q*
NecW voulut le<u^ faiire entfndre qué^ sexd^ il n>vaix.pla$ lerrpo<»«Qip.<ie. fsûré aucune bicB£ <( iNous.you3aidero4s^s'écria'TtvgQlva<6'dani»Bint le dcoit de.ps^rler aui}iWL4e:lOMk»i,.el.p(att:€da , il n'est p9iai4'eâ0r|S{« de^saisinfifijeajinèBi&qtte nous n^ soyons di^p^s^ «à fain&4 '^Mmmàaa , lui dit Mirabeau aveolefOQ^squedela^frAnnlmey je ne vous, aime^ppiult | i»dis je me|>rf»iei»e.de* vautja vertu,— ^Rwe?ii M» Necker^i s'écri» la foule , rester 9 naus vous m.copfstamsi n Le m»* nistr^, sen^blcaaA^n|( éoxw ; « Paries pouomai v M. Targ^^ ditril', car je ^e>puift:ptfler:mûitf mèm^* --* E¥ bi^:^ ii!i^s3i9u«s 9 je<ffeste), s'écria alors Targe.t/, c'est; la r^ufiie^dftM.JNedLeiv » Oura £u, dep^.coiTibimleieQi:^ que.eetteiscèBe portait au cosur. du top* lui. fut senaîUe.i et celipi même entrait ;dws .Viutœiid^^fiai acteurs.