‹ OEuvres complètes de MarmontelChapitre 81 sur 117 · LIVRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE XV

payésà fw^ bobs par ioar« On les y atait postes CQisnifi vae arrière-^rde qu'on mait marcher aii..besoîn.-LaAuity llllem1lldt1lde^^gafée etmelaçante se rassemblait aaiPalaifl^oyal. Ses for^ ti<peae& étaient comblés,, le jardin en était rempli 9 ccsat. groupes s'y fermaient pour ^aitendre des délatûms calomnieuses et des motiœis incen* diaires.Xe[^ plus longueur déelamatenrs jetaient les mieux doutés. MUk noirceurs qu'imaginait et que. répandait rise|K»$ture , étaient dans cette enceinte l'aliittent des «sj^ts. C'était là qu'on dédamait avec fureur contre Tsutorité royale , qu'on, lui faisait un .erâne de la cherté du blé ^ et de la^miaève du peuple. C?était là qu'aux sé*iiitieux , enivrés de /foUes espérances , :ou troublés denoiresterreurs y on mamuait les* victimes xjue l'on dévouait à la loort. Nuls hommes publics , non pas même les plus intègres et les plus respectables, u étaient sûrs. d'y être épax^és. .Cléiait de{lÀ que partaient en foule on des gens effrayés euxrmèmes , .4mi des gens soudoyés pour ]:>épandre Tidarme et la sédition dans Paris.

Mais 9 ce qui passe la vraisemblance ,. c'est qu'à VersaiUes;méme. , un peuple qui tenait umte son existenoe de jia 4!our , seimontrât le plus entêté des maximes, républicaines*

On l'avait vu ce peuple, tandis qu'une partie du clergé délibérait Tcncore sur la réunion des ordres , insulter ceux des prêtres qu'il croyait opposans , et , sur de fausses dâations , attaquer le bon Archevêque de Paris , et le poursuivre à coups de pierres dans soq carrosse ^ on avait observé que les gardes^françaises, loin de conter les mutins , les ^licourageaient par des signes 4'intd[ligenee;.et l'on savait que dans Pai;is oe&

soldats, accueillis, caressés au Palais-^Roya , et d^ayés dans les cafés , se disaient les amis du peuple. Le tcà , sans avoir pour lui-même au<* cune inquiétude , put donc vouloir que , dans Paris et dans Versailles , le peuple fut soumis à la police accoutumée , et que , rentré dans Tordre , il se livrât paisiblement à ses travaux.

Le roi put croire qu'une faction toujoiu's présente et menaçante ne laissait pas aux délibérations de Tassembléenationale la liberté qui devait en être Tessence ; que la sûreté personpelle était le fondement de cette liberté; que la sûreté devait être pour tous également inviolable , et que le souverain en était le garant. D put penser que la salle des assemblées , ouverte comme un théâtre, ne devait pas être un foyer de sédition. Il trouva donc à la fois juste et sage de faire protéger par une garde respectueuse la liberté des opinions et la sûreté des personnes. En même temps il ordonna que les soldats aux gardesfrançaises , vagabonds dans Paris , fussent remis sous la discipline , et punis s'ils s'en écartaient.

Mais le peuple ni ses moteurs ne voulurent souffrir de gêne. La garde qui entourait la salle fiit forcée ; et rassemblée fit vers le roi une députation pour déclarer que les états convoqués libres ne pouvaient opérer librement au milieu des troupes qui les environnaient. La garde fut levée ; et il fallut laisser la salle ouverte â Taffluence du public;

Le roi sentit que le désordre ne ferait qu'aller en croissant , si on laissait le peuple exempt de toute crainte f que ce ne serait plus qu'en lui cédant qu'on pourrait l'apaiser ; qu'au moins , en usant d'indulgence envers les factieux ^ fallait*-

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